( 2 octobre, 2016 )

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NOUVEAUTÉ AUTOMNE 2016

château, diable et bon Dieu

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CHÂTEAU, LE DIABLE ET LE BON DIEU

Textes édités par Anne-Marie Cocula et Michel Combet

Ausonius éditions, coll. Scripta Mediaevalia, 2016

ISBN 978-2-35613-169-0, 25 euros

Tentant en diable, ce titre prend toute sa place au sein des Rencontres d’histoire et d’archéologie du Périgord dédiées à l’étude des châteaux européens dans la longue durée de leurs vie et survie millénaires, du xe au xxie siècles.

Le choix de ce thème laissait présager une quête spirituelle capable de l’emporter sur les préoccupations défensives et offensives des bâtisseurs de châteaux, mais c’était sans compter sur l’implantation et la multiplication des chapelles castrales qui occupent une place de choix dans cet ouvrage et témoignent de l’emprise du sentiment religieux sur la vie quotidienne des châtelains et de leurs familles. Par contre, point de traces aussi marquantes de la présence du diable, mais l’on sait que celui-ci se loge dans les détails et ceux-ci ne manquent pas dans cet ouvrage tantôt pour conjurer la peur du Mal, tantôt pour ne pas résister à sa tentation…

À la façon de Martin Luther jetant son encrier à la tête du diable qui ne cesse de l’importuner au château de la Warburg où l’Électeur de Saxe le retient prisonnier pour mieux le protéger des menaces du monde extérieur depuis son excommunication et sa mise au ban de l’Empire.

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Couv Châteaux 2015 VF.inddÀ la table des châteaux

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Mediaevalia, 2015, 278 p.

L’Histoire des châteaux nous permet de goûter à petites bouchées quantité de mets, à travers les exemples précis que propose cet ouvrage. Mais les châteaux évoquent aussi une abondance aux dérives attendues : indigestions, empoisonnements, ivresse, débauche… Une image très éloignée de la frugalité étudiée et distinctive des châtelains des XIXe et XXe siècles, mais que le cinéma contemporain diffuse à grand renfort de scènes gargantuesques s’abîmant dans le sang. Entre réalités et fictions, participez à ce festin des oreilles et des yeux, incontournable rendez-vous de l’archéologie et de l’histoire en Périgord depuis plus de vingt ans.

ISBN : 978-2-35613-140-9

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2.inddChâteaux, cuisines et dépendances

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2014.

De l’audace, toujours de l’audace ! Il en avait déjà fallu, il y a quelques années pour envisager le château comme lieu de plaisir et de divertissement. Il en fallait plus encore pour oser sortir du château comme seul lieu de pouvoir ou de savoir, descendre jusque dans ses caves et consacrer tout un colloque à envisager le cadre de vie noble sous l’angle d’une activité longtemps considérée comme « ignoble » la cuisine. On sait que les métiers de bouche tels que tripier, boucher, ou patissier ont longtemps été des activités dépréciées, du moins par les hommes d’Église. Ils voyaient le cuisinier comme un être sale et impur, et l’ont même accusé de cruauté envers les animaux. Cette opinion est « naïvement » exprimées vers l’an 1000, disait Jacques Le Goff, par l’évêque Adalbéron de Laon soucieux de mettre en valeur, par un jeu de contraste, l’état de clercs: les hommes de Dieu sont exemptés de travaux serviles, « ils ne sont ni bouchers ni aubergistes »et, heureux hommes « ignorent la cuisante chaleur d’une marmite graisseuse » (…)

La cuisine n’est pas un objet de recherche anecdotique, et la cuisine au château moins encore que tout autre : (…) la cuisine, cachée au regard, est un des creusets où se crée la politique du prince et où se montre son aptitude au bon gouvernement. (Danièle Alexandre-Bidon)

Isbn 978-2-35613-116-4

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couverture amourL’amour au château

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 350 p., 2013.

Le château d’aujourd’hui s’est réfugié dans le passé, dans l’imaginaire historique. Au mieux il est devenu un musée, un lieu de mémoire selon l’expression consacrée. Au pire, il a disparu et il n’offre plus qu’un parc où rêvasser, un lieu qui n’a rien de mémorable puisque les jardins disparaissent bien avant les murailles. À l’exception d’une interrogation sur les lieux de l’amour, c’est moins le château comme demeure qui a intéressé les participants à ce colloque, que les gens du château. C’est une évidence, dira-t-on : les pierres ne font pas l’amour. Mais ce n’est une évidence que pour les amateurs d’archives ; ceux qui plongent dans l’imaginaire savent que le château a une âme. Ainsi se dégagent de ces XXe Rencontres deux grands types d’apports : ceux qui concernent au sens strict “l’amour au château” et ceux qui évoquent le “château d’amour”.

isbn 978-2-35613-088-4

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châteaux en ruineChâteau en ruines

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 278 p., 2012.

À l’origine des ruines, les causes sont des plus variées. De tous temps, les guerres ont été les grandes pourvoyeuses, soit pour des raisons stratégiques, soit dans le dessein de frapper l’ennemi de stupeur. Aux xve et xvie siècles, les spectaculaires perfectionnements de l’artillerie rendent les châteaux médiévaux particulièrement vulnérables. La plupart de ces derniers avaient conservé leurs enceintes à hautes tours. L’adoption du boulet de fonte dans les années 1480 multiple les ruines et conduit à un nouveau type de fortification enterrée qui ne ressemble guère à un château : les bastions remplacent les tours rondes et suppriment les angles morts. On détruit également les châteaux simplement pour terroriser. La dévastation du Palatinat décidée par Louvois et Louis XIV durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg en offre un triste exemple. Le château d’Heidelberg est bombardé par deux fois, en 1689 et en 1693, par les forces du général Mélac. (Ph. Loupès)

Isbn 978-2-35613-069-3

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Publications couverture-2010-103x150

 

Château, naissance et métamorphoses 

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2011.

Ce thème s’inscrit dans la continuité des sujets traités depuis plus de quinze ans par les Rencontres en mettant l’accent sur les phases d’émergence et d’évolution des châteaux européens, dans une approche embrassant une très longue durée, des siècles protohistoriques aux débuts du XXIe siècle. Il s’agit ici d’envisager la [ou les] naissance[s] du château – enclos, refuge, site défensif et/ou site d’habitat – et les transformations tout au long des siècles.
    Les deux termes du titre servent de guide, pris isolément ou reliés l’un à l’autre, dans une enquête montrant l’apparition – voire les naissances et “renaissances” – puis les transformations du château, dans son cadre comme dans ses fonctions. “Naissance” s’applique aux origines lointaines de l’édifice (par exemple lorsqu’il s’agit d’une aula carolingienne), ou plus récentes dans le cas d’une fondation moderne ou contemporaine. Les conditions de mise en valeur de sites originaux, les étapes de leur développement et leurs caractères sont analysés. Cette approche englobe les fondements légendaires ou mythiques des lignages qui ont entrepris l’édification du “château” : la lecture varie alors selon qu’elle émane des constructeurs ou des observateurs extérieurs. Pour sa part, la “métamorphose” signale d’abord un changement de forme, d’aspect qui doit être complet (état, caractère, apparence) et rendre l’objet concerné méconnaissable. Plus encore, la métamorphose recouvre un bouleversement de grande ampleur retenant l’attention des témoins ou des historiens qui, aujourd’hui, tentent de l’approcher à travers la documentation textuelle et archéologique.
    Les transformations capitales, d’abord architecturales, dépendent à la fois du contexte historique – l’époque, au sens large – et des vicissitudes des lignages qui en sont propriétaires ou dépositaires. Leur plus ou moins grande aisance économique, leur rôle – plus ou moins actif – dans la situation politique ou militaire du moment, sont la source directe de modifications sensibles de leur demeure, que celle-ci soit leur propriété depuis longtemps ou qu’elle vienne d’entrer dans le patrimoine familial : le château connaît alors une « nouvelle jeunesse ». Qu’il y ait, ou non, « changement de propriétaire », aux mutations du bâti s’ajoutent d’inévitables changements d’usages et, plus globalement, de fonctions ; déjà sensible dans les époques anciennes – ainsi pour la Renaissance –, cela est tout spécialement notable pour la période contemporaine qui, dans le cadre d’évolutions plus rapides et plus profondes, voit une forte accélération des occasions de bouleversements décisifs.

ISBN 978-2-35613-050-1 ;  25 euros.

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couverture voyage 1  

Château voyages et voyageurs

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Mediae Varia, 2010.

Les demeures n’ont pas été étudiées pour elles mêmes, mais plutôt pour leurs images dans les yeux, dans les rêves et dans les souvenirs des voyageurs. Leurs perspectives changent avec leurs motifs de voyage et leurs conditions sociales. L’impression que donnent ces édifices, maisons fortes ou plaisantes, varie selon les modes de mobilité des aristocraties, les styles et les conventions de ces élites. Il s’agit bel et bien d’une histoire du regard qu’ont porté sur leur environnement des générations de nobles et riches personnes (Yves Marie Bercé).

ISBN 978-2-35613-033-4, 25 euros.

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Le château « à la une »!

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2009.

ISBN 978-2-35613-017-4, 30 euros.

Le château produit une avidité particulière du public à l’égard de ce qui s’y déroule ou de ce qui pourrait s’y dérouler. Le moindre événement survenu dans son enceinte bénéficie d’un retentissement particulier. Cela naît de la conviction qu’un lien étroit se noue, voire qu’une identification s’opère, entre les silhouettes inquiétantes du château, de ses tours et le tempérament de celui qui les habite. Les enfants ressentent fortement cela à propos de Barbe Bleue et le touriste peut difficilement séparer les impressions suscitées par les châteaux de Versailles ou de Neuschwanstein de la personnalité de Louis XIV et de Louis II de Bavière. Ainsi s’explique le grand nombre d’“affaires” célèbres ayant pour théâtre le château ou le manoir […]
Les communications présentées au cours du colloque tenu à Périgueux, conduisent à souligner le poids exceptionnel du mystère, du rituel, de la mise en scène sur tout événement qui s’est déroulé au château ; parfois, la fascination suscitée par le lieu tend, paradoxalement, à reléguer au second plan les péripéties d’événements dont elle enrichit la portée.
Alain Corbin

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Le château au quotidien : les travaux et les jours

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius-CEMMC-Institut d’histoire, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2008.
ISBN 978-2-35613-004-4

La thématique retenue en 2007 pour les Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord s’inscrit dans la longue durée (Xe-XXIe siècles) d’une histoire européenne et interroge plusieurs axes de recherche. Les résultats des campagnes archéologiques et des travaux historiques récents permettent d’envisager dorénavant la vie châtelaine dans toutes ses dimensions –matérielles, économiques, militaires, religieuses et sociales– tout en soulignant contraintes et moyens propres aux époques étudiées et en s’efforçant de dégager les principales étapes d’une réelle évolution. De multiples témoignages documentaires (textes, chroniques, entretiens, iconographie, livres de raison…) mettent en exergue les rythmes des travaux quotidiens, et plus exceptionnels, les modalités de leur gestion mais permettent également d’analyser contraintes et coûts du vécu châtelain : approvisionnements divers, frais de mise en défense, présence et rôle de la domesticité, dépenses d’entretien etc.
L’étude et l’appréciation des modes de la vie de famille au château font également partie des centres d’intérêt des historiens actuels. Au-delà d’un quotidien séquencé par le départ très précoce des enfants, les absences du chef de maison, le retour des cadets célibataires ou le maintien des filles, l’historien réfléchit sur la dilatation ou la compression des familles selon la conjoncture –guerre, maladie, départ à la cour, éducation des enfants. Au fil des siècles, la vie quotidienne au château est marquée par l’introduction lente et progressive d’éléments d’un confort moderne. Les espaces et les volumes se différencient ; chaleur et eau coexistent avec un souci d’hygiène ; décors et aménagements ont à la fois une valeur esthétique et une visibilité sociale appréhendable depuis l’extérieur.
Enfin, il ne saurait être question pour l’historien de négliger la représentation artistique et littéraire d’une “vie de château” réelle, rêvée ou symbolique. Celle ci, présente tout au long de la période, connaît une évolution non négligeable et, en particulier, dans les châteaux du Périgord.

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Château et stratégies familiales

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius-CEMMC-Institut d’histoire, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2006. ISBN 2-910023-96-6

Étudier les stratégies familiales dans la très longue durée, du Moyen Age à nos jours, nécessite d’identifier les buts patrimoniaux des possesseurs de château, objectifs à résumer en trois mots : édifier, maintenir et accroître.
Conquête et simple défense du patrimoine castral n’ont pu être réalisées que par la mise en oeuvre de moyens très divers : droit successoral, compétition intra lignagère, stratégies matrimoniales, valorisation patrimoniale. Ces stratégies se sont heurtées à bien des obstacles, autant de facteurs de perturbation et d’adaptation des plans préétablis. Les stratégies patrimoniales des possesseurs de château ne ressortissent jamais d’un modèle unique, ni intemporel. Le château, base de l’essor d’une dynastie seigneuriale ou princière, apparaît à la fois –y compris dans ses dimensions symboliques– l’instrument de l’édification des patrimoines familiaux et de l’affirmation de pouvoirs accrus et d’ambitions lignagères.
À l’aube du IIIe millénaire, le destin réservé au château, à son emprise territoriale, à sa construction et aux modifications est multiple. Autant de pistes que ce colloque se propose d’éclairer à partir d’exemples français et européens. Sans oublier le Périgord où le château de Bourdeilles, emblématique de la puissance des grands barons féodaux du Périgord médiéval, échappe pendant deux siècles à la famille éponyme, pour la plus grande gloire d’Henri Bertin, ministre de Louis XV et de Louis XVI. Racheté en 1864 par les Bourdeille de la branche de Matha, il est aujourd’hui, après de multiples tribulations, la propriété du département de la Dordogne

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Château, Livres et manuscrits
Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius-CAHMC-Institut d’histoire, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2007, ISBN 2910023-81-8

Il serait abusif de réduire la possession du château à la seule affirmation d’une supériorité sociale. On sait, depuis Montaigne, que le château constitue pour l’écrivain un refuge et un observatoire, qu’il lui offre l’espace propice à la réflexion et à la création : un mur d’enceinte et, mieux encore, des fossés et un pont-levis le protègent du monde extérieur ; la tour, à fortiori quand elle est ronde, finit de matérialiser le sentiment de sécurité et de plénitude. La Brède, où tous ces éléments de retranchement se trouvent réunis et même renforcés par une ceinture sylvestre, apparaît comme l’archétype de l’isolat castral. Or, si vives que fussent les envies de solitude, le château de l’écrivain ne fut jamais totalement fermé au monde ; il apparaît même comme le lieu par excellence de la confrontation du « moi profond » et du « moi social ». (Roger Baury)

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Le château et la nature

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius et CAHMC, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2005

Il peut sembler étonnant de n’avoir pas consacré plus tôt dans le cadre de nos Rencontres d’Archéologie et d’Histoire en Périgord un colloque sur les relations entre château et nature depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine. Ces relations n’ont-elles pas été constitutives de l’implantation et du développement de châteaux de toutes dimensions en tous lieux et durant toutes les périodes ? Finalement cette approche retardée avait ses raisons que le colloque a permis au fur et à mesure de son déroulement de mettre en évidence. Ne fallait-il pas déblayer le terrain et débroussailler les allées qui mènent au château pour mieux dégager les liens qui le rattachent à son environnement ? Ne fallait-il pas prêter attention à toutes les fonctions du château et à son rôle pour mieux apprécier le décor, le paysage, le tissu rural et villageois qui font de lui un monument, une entreprise et un cadre d’existence hors du commun ? Difficile d’accès, le concept de nature sous toutes ses formes n’est jamais étranger aux préoccupations des châtelains. Par force mais par désir aussi, ils s’approprient les avantages qu’ils peuvent en tirer et s’efforcent d’en limiter les contraintes ou d’en vaincre les obstacles quand ils en ont les moyens. Deux termes peuvent caractériser à travers les siècles leurs efforts conjugués : celui d’intérêts et celui de regards. Lespremiers assurent la pérennité du château face aux dangers et aux dommages du temps. Ils sont une assurance de longue vie contre les vicissitudes de l’histoire. Mais, en même temps, les regards du maître de céans, de ses proches et de ses visiteurs fournissent l’occasion de changements de décor placés sous le signe de l’embellissement, du progrès, voire de l’innovation qui mène au bien-être. La meilleure preuve de cette alliance entre nécessité et représentation a été fournie lors de ces Rencontres par la quête de l’eau, source de vie mais aussi de toutes sortes de spectacles et de loisirs, lointains, très lointains ancêtres des piscines contemporaines.
Grâce au concours de toutes les bonnes volontés qui veillent sur le calendrier de la publication de nos Rencontres, le présent ouvrage est publié juste un an après le colloque qui s’est tenu sur ce sujet. Pari tenu d’un bout à l’autre de la chaîne, depuis la mise en place du programme jusqu’à la sortie du livre avec, bien sûr, une place toute particulière aux auteurs des communications et à la cellule publications du centre Ausonius (CNRS – Université Michel de Montaigne Bordeaux 3).

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Le château au féminin

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius et CAHMC, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2004, ISBN 2-910023-50-8

Le plus délicat, à l’occasion de ces Rencontres, fut de choisir un titre susceptible de reconnaître aux élues du thème de l’année 2003 toute la place qui leur revient dans les châteaux depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours selon l’impératif catégorique de pluridisciplinarité et de longue durée qui fait le ciment de nos Rencontres d’Archéologie et d’Histoire en Périgord.
Plusieurs formulations ont été avancées par les organisateurs avant de parvenir au titre choisi comme « châteaux et femmes », « les femmes du château », « les femmes dans le château », voire « le château des femmes ». Toutes ont été écartées pour cause d’ambiguïté. À l’évidence « le château des femmes », beau titre pour un roman du XVIIIe siècle, ne pouvait correspondre qu’à une réalité passagère et fortuite , voire mensongère. Quant aux autres, s’ils répondaient mieux aux aspects de situations féminines liées à la présence au château, à sa possession, à ses fonctions, à sa sauvegarde et aux destins de ses occupants, ils avaient le désavantage de supposer une subordination préalable liée à la condition des femmes et assimilée à un enfermement à l’intérieur de murs infranchissables avec des ponts-levis toujours relevés et des douves inondées. D’ailleurs aurait-on avancé des titres semblables en les déclinant au masculin pour caractériser le rôle des châtelains et de leur entourage viril ? Pour échapper au piège d’un tel déterminisme, on a donc retenu comme titre et comme sujet : « le château au féminin ». Ceci dans le souci scientifique de définir un territoire plus vaste à la société féminine des châteaux, des fonctions plus étendues et un rôle mieux adapté à la diversité des situations, des pays et des destinées…
Aux lectrices et aux lecteurs d’être juges du résultat ! En attendant que tous les participants trouvent ici l’expression de nos remerciements ainsi que le service —d’une rare efficacité— des publications du Centre Ausonius (CNRS – Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3).

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Château et divertissement

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius et CAHMC, Pessac, Ausonius Éditions,Scripta Varia, 2003, ISBN: 2-910023-40-0

Au premier abord, pareille alliance peut surprendre. Comment le château, tout entier dévoué à la défense et à la résistance, peut-il se transformer en un lieu accueillant divertissement, ce plaisir ludique fait pour l’évasion et la fin de l’ennui ? Les auteurs du présent ouvrage ont pris plaisir à démentir cette crainte initiale en mettant en valeur la variété et la solidité des liens tissés entre châteaux et divertissements. Leurs communications révèlent aussi de quelle manière ces relations ont évolué en fonction des périodes et des pays. Aux distractions médiévales qui encourageaient les épreuves physiques, gage de force, d’habileté et d’endurance pour mieux se préparer aux rencontres meurtrières de la guerre, ont succédé la passion pour les jeux d’argent, occasion de bien des ruines, et le goût pour les fêtes dont le déroulement et le faste répondent aux hiérarchies du pouvoir, qu’il soit châtelain, ou souverain. Certaines le font avec raffinement, en prélude aux fêtes galantes chères au XVIIIe siècle, d’autres avec ostentation et quelques unes avec démesure.
En même temps, les publics se transforment: les distractions populaires ont de moins en moins d’attrait pour les gens du château qui préfèrent s’adonner à des plaisirs qu’ils jugent aristocratiques, à l’abri des regards de spectateurs étrangers à leur monde. Le libertinage porte à un certain degré de perfection cette volonté d’enfermement dans un lieu clos, plus proche de l’enfer que du paradis. Aujourd’hui, pareille tentation n’est plus de mise ou n’a plus les moyens de résister aux frais d’entretien d’une résidence châtelaine et aux assauts pacifiques d’une curiosité touristique qui fait des châteaux des lieux de loisirs pour tous les publics…
Une fois encore les Rencontres d’Archéologie et d’Histoire en Périgord ont tenu leurs promesses. Que tous les participants soient ici remerciés pour leur concours ainsi que le service des publications du centre Ausonius (CNRS – Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3).

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ville.jpgChâteau et ville

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius-CAHMC, Bordeaux 2002.

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Château et imaginaire

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Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius-CAHMC, Bordeaux 2001

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Château et innovation

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Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Annie Dom, Ausonius-CAHMC (Bordeaux 3), Bordeaux, 2000.

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Château et guerre
Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius et CAHMC, Scripta Varia, 2004

Les cinquièmes Rencontres d’Archéologie et d’Histoire en Périgord, se sont déroulées à Périgueux du 25 au 27 septembre 1998, sur le thème Château et guerre. Il aura fallu attendre six longues années pour que, après quelques avatars et difficultés, soit enfin proposé aux lecteurs l’essentiel des communications revues et actualisées par leurs auteurs. Désormais, l’ouvrage est là et trouve tout naturellement sa place dans la collection Scripta Varia d’Ausonius, parmi les autres actes des Rencontres.
Faits pour la guerre, mais colosses aux pieds d’argile, plus symboliques qu’efficaces parfois, les châteaux du Moyen Âge occupent dans ce volume le devant de la scène. À travers leur étude, c’est la guerre, ses théories, ses méthodes et ses codes qui sont explicités ; c’est aussi la place du château dans des conflits tour à tour familiaux, politiques, territoriaux, culturels, ou les émeutes urbaines enfin. C’est encore l’histoire des armes, des fortifications et de la poliorcétique.
Au cœur de la dynamique guerrière, mais parfois reléguée au simple rôle de base logistique ou de réduit défensif, la forteresse médiévale expérimente des procédés constructifs originaux et spécifiques de la construction militaire en contexte de guerre. C’est ce que montre, notamment, l’étude du château de Castelnaud en Périgord. Situé sur la rive gauche de la Dordogne , face à la forteresse de Beynac, il abrite désormais un musée de la guerre au Moyen Âge et sa visite, sous la conduite de Kléber Rossillon, a constitué un temps fort de ce colloque, une illustration très concrète des réflexions engagées. Celles-ci ont été poursuivies au-delà du Moyen Âge et jusqu’à nos jours avec l’analyse de la présence castrale dans les paysages géographiques et dans ceux de notre imaginaire.
Que tous les auteurs soient remerciés pour avoir contribué à la publication de cet ouvrage réalisé grâce à la collaboration d’Anne-Marie Cocula, Présidente des Rencontres, d’Anne-Marie Dom (CAHMC-Institut d’Histoire de l’Université de Bordeaux 3) et du service des publications du centre Ausonius (CNRS-Université de Bordeaux 3).

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Château et village

Édition scientifique réunie par André Bazzana, Claude-Isabelle Brelot, Anne-Marie Dom, CAHMC et UMR 5648 (CNRS), Bordeaux, 2003.

Publier en 2003 un colloque qui s’est tenu en septembre 1995, est-ce bien raisonnable ? Il nous a semblé que oui.
On aura compris, à la lecture de l’exergue de la page précédente, que des raisons d’amitié et de fidélité s’imposaient. Mais, au-delà de cet aspect du problème, il est clair que les justifications scientifiques ne manquent pas.
La qualité du colloque, en lui-même, d’abord avec, et sans doute pour la première fois, une confrontation des idées sur le « village » et le « château » faite sur trois séries d’exemples : ceux qui allaient de l’Espagne musulmane à la Belgique , l’Allemagne et la Pologne médiévales, ceux qui touchaient au grand Ouest aquitain, à la Normandie , au Maine et au Nord-Est champenois, et ceux enfin qui élargissaient le débat vers les xviii e et xix e siècles. Ensuite, le fait que, depuis 1995, aucune synthèse nouvelle sur le « village » n’ait été publiée, à l’exception du volume d’hommages offert à Jean-Marie Pesez (Le village médiéval et son environnement, Paris, Publications de la Sorbonne, 1998), militait en faveur de la présentation de nos travaux, certes anciens mais rénovés par leurs auteurs en 2000-2001.
Enfin, il paraissait logique de compléter la collection des « Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord », dont le succès ne se dément pas. Le comité scientifique ayant, à juste titre, décidé de donner désormais priorité au « volume de l’année », la publication de ce colloque tenu alors que les bases éditoriales de ces « Rencontres… » n’étaient pas encore totalement assurées, s’est trouvée de facto retardée.
Ce qui aurait été regrettable, c’est qu’il ne fût point publié…

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