( 1 février, 2010 )

Rencontres 2010

Les Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord  2010 ont eu lieu à Périgueux les 24, 25 et 26 septembre  sur le thème :

Les châteaux : naissances et métamorphoses

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Une vingtaine d’intervenants, archéologues, historiens, historiens de l’art et un géographe ont présenté leur travaux sur ce sujet. Les conclusions du colloque ont été présentées par André Bazzana, directeur de recherches au CNRS. Le colloque s’est déroulé les vendredis et dimanche à la bibliothèque municipale de Périgueux et le samedi à Villebois-Lavallette en raison de l’excursion. 

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger le programme :

Rencontres 2010 pdf programme Rencontres 2010

pdf 2010affiche1.pdf

Dans le cadre des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord, le thème proposé pour le colloque 2010 s’inscrit dans la continuité des sujets traités depuis plus de quinze ans et entend mettre l’accent sur les phases d’émergence et d’évolution des châteaux européens, dans une approche embrassant une très longue durée qui pourrait occasionnellement débuter dans les siècles protohistoriques pour atteindre, le cas échéant, les débuts du XXIe siècle. Les aspects fondamentaux à envisager sont la [ou les] naissance[s] du château – enclos, refuge, site défensif et/ou site d’habitat – et ses transformations, dans ses aspects, ses formes et ses fonctions tout au long des siècles. On exclura toutefois du débat ce qui relève de l’abandon ou de la destruction – donc de la ruine du “château” – qui fera sans doute l’objet d’un prochain colloque.Les deux termes retenus dans le titre doivent servir de guide, qu’ils soient pris isolément ou reliés l’un à l’autre dans une enquête montrant l’apparition – voire les naissances et/ou “renaissances” – puis les transformations du château, dans son cadre comme dans ses fonctions. “Naissance” s’applique aux origines de l’établissement (lointaines, par exemple lorsqu’il s’agit d’une aula carolingienne, ou plus récentes, comme dans le cas d’une construction moderne ou contemporaine). On analysera alors les conditions de mise en valeur des sites originaux et les étapes de leur développement, ainsi que les caractères qu’elles présentent. Cette approche pourra aussi englober les fondements légendaires ou mythiques des lignages qui ont entrepris l’édification du “château” : la lecture que l’on en fait varie, dans ce cas, selon qu’elle exprime la vision des constructeurs ou celle des observateurs extérieurs.Pour sa part, la “métamorphose” signale d’abord un changement total de forme, d’aspect de telle sorte que l’objet concerné n’en soit plus reconnaissable ; c’est ainsi que s’interprète l’emploi du terme apparaissant dans le titre français du poème d’Ovide (1488). La métamorphose recouvre donc un bouleversement de grande ampleur, qui retient l’attention de ceux qui en sont les témoins ou celle des historiens qui, aujourd’hui, tentent de l’approcher à travers la documentation archéologique, textuelle ou iconographique. C’est en ce sens qu’Hippolyte Taine l’entendait lorsqu’il écrivait que, avec la Révolution, la France connaît « pareille à un insecte qui mue (…), une métamorphose ». S’agissant des châteaux, les transformations capitales sont d’abord architecturales et, donc, dépendent à la fois du contexte historique – “l’époque”, au sens large – et des vicissitudes des lignages qui en sont propriétaires ou dépositaires. Leur plus ou moins grande aisance économique, leur rôle – plus ou moins actif – dans la situation politique ou militaire du moment, sont la source directe de modifications sensibles de leur demeure, que celle-ci soit leur propriété depuis longtemps ou qu’elle vienne d’entrer dans le patrimoine familial : le château connaît alors une « nouvelle jeunesse »… Qu’il y ait, ou non, « changement de propriétaire », aux mutations du bâti s’ajoutent d’inévitables changements d’usages et, plus globalement, de fonctions des châteaux ; déjà sensible dans les époques anciennes – ainsi pour la Renaissance –, cela est tout spécialement notable pour la période contemporaine – voire actuelle – qui, dans le cadre d’évolutions plus rapides et plus profondes, voit une forte accélération des occasions de bouleversements décisifs. Si a priori la démarche proposée semble convenir à l’étude d’un édifice particulier et représentatif, on ne s’interdira pas de montrer des situations s’appliquant à des ensembles cohérents d’édifices français ou étrangers. Les exemples des “donjons” de Philippe Auguste ou des “châteaux” de la Loire pourraient, ainsi, être retenus.


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