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( 12 décembre, 2017 )

Rencontres 2018

XXVIe RENCONTRES D’ARCHÉOLOGIE ET D’HISTOIRE EN PÉRIGORD

 Châteaux et justice

Périgueux

28, 29 et 30 septembre 2018

L’Odyssée (Nouveau Théâtre de Périgueux), salle Montaigne

Entrée gratuite

 

Le pouvoir de justice du seigneur donne souvent lieu à une approche simpliste voire caricaturale. Le château incarnait physiquement ce pouvoir et symbolisait, à souhait, le méchant seigneur. Qu’en est-il vraiment, du Moyen-Age au XIXe siècle ? La justice seigneuriale est un sujet qui fut parfois effleuré par les Rencontres (« château et village », « château et pouvoir ») mais jamais abordé directement d’où ce choix du thème « Châteaux et justice » pour l’édition 2018 des Rencontres.

Ce thème a fait l’objet de nombreuses recherches depuis plus d’un siècle, surtout de la part des juristes. Des historiens ont abordé cette question dans des études plus vastes sur les paysans et/ou les seigneurs dans une province particulière. À partir des années 1990, l’étude de la justice seigneuriale a fait l’objet de travaux spécifiques, qui ont permis de réexaminer une institution longtemps décriée. Au début des années 2000, Benoît Garnot et Antoine Follain ont contribué à une réhabilitation raisonnée et argumentée permettant de mieux comprendre ce que la justice seigneuriale représente, du Moyen Âge à la fin du XVIIIe siècle, pour le seigneur et le monde rural et urbain.

Les Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord proposent, lors de ce colloque, de faire le point, voire d’ouvrir de nouveaux axes de recherche en insistant sur la dimension européenne et/ou comparative.

La visite proposée au château de La Chapelle-Faucher (XIIIe-XVIIIe), qui occupe une place bien particulière dans l’histoire du Périgord, illustre dramatiquement l’exercice d’une justice militaire qui se veut expéditive et exemplaire.

PROGRAMME

VENDREDI 28 SEPTEMBRE                     Périgueux, L’Odyssée, salle Montaigne

8h45  Accueil des participants.

9h00 Ouverture du colloque par Anne-Marie Cocula, présidente des Rencontres.

Actualités de l’archéologie en Nouvelle Aquitaine

9h30 Patrice Conte et Laure Leroux, archéologue, Hadès, Saint-Eloy-les-Tuileries, Habitat rural et architecture vernaculaire au XVIe siècle en Limousin.

10h00 Coralie Demangeot, Amaïa Legaz, et Xavier Perrot, archéologues (Hadès) : La nécropole antique de Saint-Seurin à Bordeaux : premiers résultats de la fouille de l’îlot Castéja à Bordeaux.

10h30 Discussion et pause.

Le juge, officier du seigneur ?

11h00 Florian Besson, Université de Lorraine, « Tous les barons du royaume ont le pouvoir de faire juger les habitants de leurs seigneuries » : aspects concrets et défis techniques des justices seigneuriales en Orient latin, 1099-1229.

11h30 Jean-Marie Constant, Université du Mans, L’officier seigneurial, prédateur ou juge de proximité.

12h00 Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants.

Fourches patibulaires, ordalie, pilori, prisons… Châteaux en peine

14h00 Cyrielle Chamot, Université Panthéon-Sorbonne, Charges et devoir du châtelain en matière judiciaire à la fin du Moyen Âge.

14h30 Anne Crola, Université Bordeaux-Montaigne, Justice seigneuriale et fourches patibulaires : la haute justice acquise, manifestée et exercée dans le Périgord médiéval et moderne (XIIIe-XVIIIe siècles).

15h00 Laure Leroux, archéologue, Hadès, De l’ordalie au pilori : lieux, temps et formes de la justice dans la baronnie de Biron.

15h30 Discussion et pause

Légendes et châtiments

16h00 Milena Lenderovà, Université de Pardubice (République Tchèque), L´emmurement : la peine capitale et la légende. Trois exemples des Pays tchèques aux temps modernes.

16h30 Nadège Langbour, Université de Rouen-CEREdI, Le château de Bridoire dans les romans de Christian Grenier : entre instrument de justice, siège du pouvoir et enjeu judiciaire.

17h00 Discussion.

18h00 Réunion du conseil scientifique et du conseil d’administration de l’association.

 SAMEDI 29 SEPTEMBRE                           Périgueux, L’Odyssée, salle Montaigne

Gens de justice

9h00  Renaud Gahide, Université libre de Bruxelles (Belgique), Juges et témoins ! Mais qui sont donc ces échevins de la Ville et Châtellenie de Warneton ? Un exemple de justice seigneuriale en comté de Flandre (XVIe-XVIIIe siècles).

9h30  Nicolas Soulas, Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse, De la justice du seigneur à celle de la Nation ? Le personnel de la justice seigneuriale dans la tourmente révolutionnaire et au-delà à travers l’exemple de la vallée du Rhône.

10h00 Discussion et pause.

La justice hantée par l’esprit de château

10h30  Claude-Isabelle Brelot, Université Lyon 2, Le procureur et le châtelain (1833-1876).

11h00 Sophie Delbrel, Université de Bordeaux, La justice contre l’esprit de château : le procès d’Eugène de Lur-Saluces devant la Haute Cour en 1901.

11h30 Discussion

12h00 Départ pour l’excursion

13h00 déjeuner à Saint Jean de Cole pour les intrevenants et sur inscription.

15h00 viste du château de la Chapelle-Faucher

 DIMANCHE 30 septembre                       Périgueux, L’Odyssée, salle Montaigne
Lieux de justice

9h30  Sylvie Bepoix, Université de Franche Comté, Laboratoire Chrono-Environnement – UMR6249, La visibilité matérielle des pouvoirs judiciaires : le cas du comté de Bourgogne à la fin du Moyen Âge.

10h00  Pierre-Benoît Roumagnou, Sorbonne Université, La ferme seigneuriale : les lieux de justice des sièges seigneuriaux locaux autour de Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles.

10h30 Discussion et pause.

Demander justice. Le château arbitre des conflits ? 

11h00 Laura Viaut , Université de Limoges, La justice des seigneurs au tournant de l’an mil. Un héritage à réhabiliter ?

11h30 Philippe Crémieu-Alcan, Université de Poitiers, Entre château et justice. Quand faire sa justice, quand demander justice ? Le traitement des infractions forestières et de chasse au XVIIIe siècle en Guyenne.

12h00 Discussion

12h15 Alain Blanchard, Université de Limoges, Conclusions.

RESERVATION EXCURSION À LA CHAPELLE-FAUCHER

Nom :

Prénom :

Adresse :

Tél :

E-mail :

S’inscrit à l’excursion du samedi 29 septembre 2017 à La Chapelle Faucher.

Aller et retour en car à partir de Périgueux : départ à 12h, allées de Tourny ; retour prévu vers 18h30.

30 euros par personne comprenant : déplacement en car, déjeuner au restaurant La Marmite (Saint-Jean de Cole) visite guidée du château de La Chapelle-Faucher par Anne-Marie Cocula et Joëlle Chevé. Bulletin à retourner à Dominique Picco, 6 rue Émile Fourcand, 33000 Bordeaux, accompagné du règlement par chèque bancaire à l’ordre des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord.

Date limite d’inscription : 15 septembre 2018

Conseil d’administration

Présidente : Anne-Marie Cocula

Vice-présidents : Joëlle Chevé, Michel Combet

Secrétaire : Dominique Picco ; secrétaire adjointe : Juliette Glikman

Trésoriere : Annie Dom

Membres : Roger Baury, Alain Blanchard, Frédéric Boutoulle, Claude-Isabelle Brelot, Patrick Clarke de Dromantin, Jean-Marie Constant, Robert Hérin, Philippe Loupès, Christine Mazzoli-Guintard, Josette Pontet.

 

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Appel à communication Rencontres  2018

Châteaux et justice (Xe-XXIe siècles)

Périgueux 28, 29 et 30 septembre 2018

 

D’emblée, le pouvoir de justice du seigneur peut donner lieu à une approche simpliste voire caricaturale ; le château incarnant physiquement ce pouvoir et symbolisant, à souhait, le « méchant seigneur ». Qu’en est-il véritablement du Moyen Âge au XIXe siècle ?

Ce thème a fait l’objet de nombreuses recherches depuis plus d’un siècle, surtout de la part des juristes[1]. Des historiens ont abordé cette question dans des études plus vastes sur les paysans et/ou les seigneurs dans une province particulière[2]. À partir des années 1990, l’étude de la justice seigneuriale a fait l’objet de travaux spécifiques, individuels ou collectifs qui ont permis de réexaminer une institution longtemps décriée. Au début des années 2000, Benoît Garnot et Antoine Follain ont contribué à une réhabilitation raisonnée et argumentée permettant de mieux comprendre ce que la justice seigneuriale représente, du Moyen Âge à la fin du XVIIIe siècle, pour le seigneur et le monde rural et urbain[3].

Les Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord[4] proposent, lors de leur colloque 2018, de faire le point, voire d’ouvrir de nouveaux axes de recherche en insistant sur la dimension européenne et/ou comparative : des études sur l’Angleterre, les Espagnes, les Allemagnes seront les bienvenues.

Les pistes qui suivent constituent des propositions non exclusives de questionnement :

1 : Les origines de la justice seigneuriale : une concession du souverain ou une usurpation des seigneurs ? Quelle est la situation durant le Moyen Âge où se développe une « théorie du pouvoir » qui donne au roi la tâche de conserver la paix et la justice. Les juridictions royales les plus modestes (prévôtés, vigueries) étant trop peu nombreuses, le maillage plus serré des justices seigneuriales donne la possibilité d’établir ce dispositif de maintien de la paix. Quelles réalités se cachent derrière ce constat ?

2 : Pour mieux discerner les pouvoirs de justice du seigneur, il convient de croiser l’étude de la coutume et celle de la pratique des juges dans un lieu donné, dans un moment donné et/ou sur le long terme.

3 : Dans tous les cas le droit de justice est un droit important pour les seigneurs, un élément de prestige et de contrôle sur ses vassaux et tenanciers. Le mot seigneurie est souvent assimilé à celui de justice mais quel est son rôle dans la société du Moyen Âge et des Temps modernes ? En effet, la seigneurie est à la fois une forme de propriété privée et un service public qui encadre la vie villageoise comme la paroisse et la communauté d’habitants.

4 : On connait la distinction classique entre les trois justices : basse, moyenne et haute. Pour Marcel Marion, elle n’avait plus grand sens aux XVIIe et XVIIIe siècles. Qu’en est-il en réalité ? Il serait intéressant d’observer comment s’articulent ces trois niveaux pour les seigneurs et pour les habitants. L’essor des duchés-pairies aux Temps modernes est-il, par exemple, une simplification, une rationalisation ? Qu’en est-il des seigneurs protestants, en particulier hauts justiciers, dans le contenu et l’application des différents édits de pacification de la seconde moitié du XVIe siècle ?

5 : Le seigneur ne jugeait plus mais commettait des juges qui n’étaient pas des officiers (art. 101 de l’ordonnance de Blois de 1579) et qui devaient avoir les capacités et être agréés par la juridiction royale dont dépendait la seigneurie. L’ensemble de ce personnel a subi aux Temps modernes de sévères critiques dont celle de Charles Loyseau : « La Justice des villages est très mauvaise parce qu’elle est rendue par des gens de peu, sans honneur, sans conscience »[5].

6 : L’étude des lieux où s’exerce la justice seigneuriale présente aussi un intérêt. Y-a-t-il toujours un « tribunal » dans le château ou le village ou faut-il tenir les séances au cabaret ce qui semble faire perdre de la dignité à la justice et au seigneur ? Quelle était l’attitude des villageois à ce sujet ? Un questionnement du même type concerne la prison. Le seigneur est censé posséder un lieu d’incarcération mais est-ce toujours le cas ? Faut-il « tordre le cou » aux cages de fer et autres oubliettes, mythes ou réalités ?[6]

7 : Quel impact a pu avoir la justice du château sur les justiciables ? Est-elle un recours utilisé volontiers ou suscite-t-elle méfiance, colère et révolte parfois ?

8 : La justice du roi fut une autre source de tensions et d’oppositions à la justice seigneuriale. Pour les juristes, la seconde est une délégation de la première. L’essor du pouvoir royal depuis le Moyen Âge jusqu’au XVIIe siècle ne pouvait se manifester sans susciter des formes de concurrence voire d’affrontement entre les deux. Au dernier tiers du XVIIe siècle des « lois » contraignirent davantage les tribunaux des seigneurs. Mais les ordonnances de 1667 et 1670 n’ont sans doute pas réussi à supprimer la diversité du droit. La justice seigneuriale a pu faire durer localement des usages particuliers en matière civile plus qu’en matière criminelle où la justice du roi s’est davantage imposée. Les années 1770-1789 furent très préjudiciables aux justices seigneuriales à la suite de l’édit de mars 1772 et de l’ordonnance de mai 1788.

9 : Le 4 août 1789, le système seigneurial était aboli et il n’y avait plus de justice seigneuriale. Mais il fallait au plus vite combler ce vide ; ce fut fait avec la mise en place des justices de paix dans chaque canton. Un tel schéma mériterait d’être revisité à partir de cas concrets et suffisamment documentés. Cela oblige à revenir aussi quelques mois en arrière lors de la préparation des États Généraux. Les cahiers de doléances donnent souvent une image partielle et partiale des justices seigneuriales. Les paysans semblaient moins mécontents qu’on ne l’imagine. Proches, assez rapides et peu coûteuses, elles donnaient plutôt satisfaction. L’image de la future justice de paix se profilait dans les esprits et allait se concrétiser assez rapidement (16-24 août 1789). Souvent les nouveaux « juges de paix » furent recrutés parmi les anciens juges seigneuriaux[7].

10 : Pour le XIXe siècle différentes pistes peuvent être envisagées : le bilan des dépossessions de la justice seigneuriale sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, la confrontation des châtelains avec les représentants de la justice « républicaine », le destin des juges seigneuriaux devenus juges de paix. Cette magistrature était-elle devenue une affaire de famille, comme sous l’Ancien régime ? De quelles manières les châteaux participèrent-ils aux transformations architecturales des anciens lieux dévolus à la justice seigneuriale ? Peut-on revenir sur le cas emblématique de la Bastille, prison royale pendant plus de trois siècles ?

11 : Enfin, pour la période la plus contemporaine, on étudiera avec profit le thème des interprétations romanesques, artistiques, théâtrales ou cinématographiques de l’emprise de cette justice seigneuriale puis des jalons de sa disparition, sans ignorer les derniers sursauts d’une volonté restauratrice d’institutions seigneuriales relayés par les médias.

Les propositions de communications (environ 1500 signes), accompagnées d’une brève biobibliographie de l’auteur.e doivent être adressées au plus tard le 30 janvier 2018, par voie électronique, en format Word à Dominique Picco, secrétaire des Rencontres. : dominique.picco@u-bordeaux-montaigne.fr, et Juliette Glikman, secrétaire adjointe, juliette.glikman@orange.fr Ou par voie postale à Dominique Picco, Université Bordeaux-Montaigne, UFR humanités, Département histoire, Campus universitaire, 33607 Pessac cedex


[1] Voir, par exemple, Amédée Combier, Les justices subalternes du Vermandois, Amiens, 1885 ; André Giffard Les justices seigneuriales en Bretagne aux  XVIIe et XVIIIe siècles (1661-1791), 1902 ; Pierre Lemercier, Les justices seigneuriales de la région parisienne de 1580 à 1789, Paris, 1933 ; Pierre Villard, Les justices seigneuriales dans la Marche, Paris, 1969.

[2] Quelques exemples : Pierre de Saint-Jacob, Les paysans de la Bourgogne du Nord au dernier siècle de l’Ancien régime, Paris, 1960 ; Jean Meyer, La noblesse bretonne au XVIIIe siècle, Paris, 1966 ; Jean Jacquard, La crise rurale en Ile-de-France, 1550-1670, Paris, 1974 ; Jean‑Marie Constant, Nobles et paysans en Beauce aux XVIe et XVIIsiècles, Thèse, Paris IV, 1981 ; Jean Gallet, La seigneurie bretonne, 1450-1680. L’exemple du Vannetais, Paris, 1983 ; Annie Antoine, Fiefs et villages du Bas-Maine au XVIIIe siècle, Mayenne, 1994.

[3] Benoît Garnot « Une réhabilitation? Les justices seigneuriales dans la France du XVIIIsiècle », Histoire, économie et société, 2005, 24ᵉ année, n°2, p. 221-232 ; François Brizay, Antoine Follain et Véronique Sarrazin (éd.), Les justices de village. Administration et justice locales de la fin du Moyen Âge à la Révolution, Actes du colloque d’Angers, octobre 2001, Rennes, PUR, 2002 ; Antoine Follain (dir.), Les justices locales dans les villes et villages du XVe au XIXe siècle, Rennes, PUR, 2006.

[4] La justice seigneuriale fut parfois effleurée par les Rencontres mais jamais abordé directement. Voir Anne Marie Cocula (dir.), Châteaux et pouvoir. Xe-XIXsiècle, Bordeaux, 1996 ; André Bazzana (dir.), Châteaux et village, Bordeaux, 2003.

[5] Charles Loyseau (1556-1627), Discours de l’abus des justices de villages, 1603. Voir aussi les Mémoires des intendants de 1698 et Joseph Renauldon, Traité historique et pratique des droits seigneuriaux, 1765.

[6] Christophe Morin, Au service du château. L’architecture des communs au XVIIIe siècle en Ile-de-France, Paris, thèse d’histoire de l’art Paris IV, 2008.

[7] Jacques-Guy Petit, Une justice de proximité : la justice de paix (1790-1958), Paris, 2003 ; Guillaume Métairie, Le monde des juges de paix (1790-1838), Paris, 1994 et La justice de proximité : une approche historique, Paris, PUF, 2004

( 22 août, 2017 )

Rencontres 2017

XXVe RENCONTRES D’ARCHÉOLOGIE ET D’HISTOIRE EN PÉRIGORD

 Châteaux et spectacles

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Périgueux, 29 et 1er octobre 2017, Bibliothèque municipale, salle Jean Moulin;

30 septembre 2017 : Salle de l’Orangerie des Jardins Perdoux , Entrée gratuite

L’association des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord consacre son colloque annuel aux liens entre Châteaux et spectacles, du Moyen Âge à nos jours, en s’intéressant autant aux demeures royales qu’aux autres châteaux européens aussi modestes soient-ils.

Dans les années 70, aux beaux jours de l’anthropologie historique et de la Nouvelle histoire, avec le développement de l’histoire des mentalités et de l’imaginaire, l’histoire des fêtes et des spectacles a connu une heure de gloire. Elle s’inscrivait alors dans la partition entre culture savante et culture populaire initiée par Robert Mandrou. Critiqué et révisé, ce clivage a glissé vers une approche en termes d’échanges, de circulations, de réception et d’acculturation, s’insérant dans une histoire culturelle englobant histoire sociale et histoire politique. Depuis le début des années 2000, de nouvelles approches, notamment en histoire médiévale et contemporaine, sont le fait de littéraires et d’historiens. L’émergence de la citoyenneté au XIXe siècle suppose en effet de conforter l’adhésion de la population, en multipliant les formes d’expression de l’approbation. Le spectacle participe alors de la cérémonie du pouvoir, les châteaux, au cœur de la sociabilité aristocratique, servant à la fois à appuyer la souveraineté ou à susciter une contre-image.

Le colloque Châteaux et spectacles propose de s’inscrire dans ces perspectives en abordant ces thèmes au prisme de l’histoire, de l’archéologie, des études littéraires et de toutes les formes d’arts et de spectacles vivants repérés dans le périmètre des demeures châtelaines et de leurs abords et ce jusqu’à nos jours. En effet, d’année en année, les mises en scènes spectaculaires se multiplient dans les châteaux afin d’attirer les touristes vers ces lieux patrimoniaux.

Parmi les châteaux du Périgord celui de Garrigue, à Bergerac, est aujourd’hui plus connu sous le nom de son plus célèbre propriétaire, l’acteur Mounet-Sully. Ce célèbre tragédien, sociétaire de la Comédie-Française, est l’un des monstres sacrés du théâtre classique et romantique de la fin du XIXe siècle. Né à Bergerac en 1841, il fit agrandir la demeure familiale construite au XVIe siècle et déjà modifiée au XVIIIe. Il lui adjoignit un théâtre, où il aimait travailler quand il résidait à Bergerac, et un cloître néo-roman surprenant. Dans son ancienne chambre, une fresque murale le représente, dans les costumes des nombreux personnages qu’il a interprétés sur scène. La grande Sarah Bernhardt, dont il fut l’un des proches, a même peut-être séjourné en ce château, ainsi que le gratin du Tout-Paris.

VENDREDI 29 SEPTEMBRE, Périgueux, bibliothèque municipale

8h45  Accueil des participants

9h00  Ouverture du colloque par Anne-Marie Cocula, présidente des Rencontres

Actualités de l’archéologie en Nouvelle Aquitaine

9h15 Patrick Bouvart, archéologue, HADES, Résultats d’une première opération archéologique sur le castrum de Domme.

9h45 Richard Jonvel, CAHMER et Société des Antiquaires de Picardie, Le site fortifié carolingien de Murat « Les Tours » (Creuse).

10h15 Nicolas Prouteau, Université de Poitiers, Cescm UMR 7302, Le château du Haut-Clairvaux à Scorbé-Clairvaux (Vienne) : résultats des fouilles

10h45 Discussion et pause

Fantastiques fantaisies : mystères au château à l’aube de la Renaissance

11h15  Guillaume Bureaux, Université de Rouen, GRHis,/Institut Historique Allemand, La place du château dans les Pas d’armes : cadre festif, élément symbolique et point d’ancrage de l’univers fictionnel (XVe-XVIe siècles).

11h45 Lucie Gaugain, Université de Tours, CESR UMR 7323, Les fêtes du château d’Amboise de Louis XI à François Ier.

 12h15 Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants.

Le masque et la plume : dans les coulisses du château

14h00 Éric Anspach, École nationale supérieure de création industrielle, ENSCI-Les Ateliers, Les coulisses du château en scène.

14h30 Aline Hodroge, Université de Lausanne, FNS/Université de Rouen, CEREDi, « Un pauvre petit amusement » : le théâtre staëlien de l’exil.

15h00  Laurence Chevallier, École Nationale Supérieure d’Architecture de Toulouse, PASSAGES UMR 5319, Châteaux et spectacles, les réalisations de l’architecte Jean-Baptiste Dufart (1750-1820).

 15h30 Discussion et pause

Show au château : quand le spectacle réinvente l’espace

16h00 Laurent Bolard, Université Paris IV, Espaces confisqués. La villa Rufolo, ses jardins, ses paysages, son festival.

16h30 Elisabeth Caude, Musée national des châteaux de Versailles et Trianon, Les invités à Versailles lors d’une grande fête dynastique.

17h00 Natalie Petiteau, Université d’Avignon, Centre Norbert Élias, Un écrin pour une noblesse circassienne : le château d’Alexis Grüss à Piolenc (Vaucluse).

17h30 Discussion.

 18h15  Réunion du conseil scientifique et du conseil d’administration de l’association.

 SAMEDI 30 SEPTEMBRE , Bergerac, salle de l’Orangerie (Jardins Perdoux)

De la joute chevaleresque à ses transfigurations cinématrographiques

9h30  Alain Kersuzan, Université Lyon 2-CIHAM, Les joutes du comte vert aux châteaux de Chambéry et de Bourg-en-Bresse.

10h00 Yohann Chanoir, EHESS, CRH-GAM UMR 8558, Jour de fête au château. Tournois, concours et spectacles dans les films sur le Moyen Âge.

10h30 Discussion et pause.

Spectacles souverains dans les palais princiers

11h00 Thomas Fouilleron, Directeur des archives et de la bibliothèque du Palais princier de Monaco, CMMC-EA 1193, Spectacles princiers et affirmation dynastique. Les fêtes de cour chez les Grimaldi de Monaco (XVIIe-XVIIIsiècles).

11h30 Juliette Glikman, Université Paris-Sorbonne, Le palais des Tuileries, cité du chant et de la danse dans le Paris des Lumières.

12h00 Grégoire Franconie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d’histoire du XIXsiècle, Versailles, 1837 : le spectacle de l’histoire.

Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants et sur inscription.

15h00 Salle de l’Orangerie (Jardins Perdoux), conférence de Caroline Mazel, architecte, suivie de la visite du château de Mounet-Sully ou château de Garrigue (Bergerac).

DIMANCHE 1er OCTOBRE, Périgueux, bibliothèque municipale

Sous les feux de la rampe… les plaisirs de la scène du XVIIe au XXe siècle

9h30  Roger Baury, Université Lille 3, Le théâtre au château, XVIIe-XXe siècles.

10h00 Claude-Isabelle Brelot, Université Lyon 2, Le répertoire des théâtres du château au XIXe siècle : saynètes, proverbes, charades et comédies.

10h30 Bertrand Goujon, Université de Reims Champagne-Ardennes, Le théâtre au château : lieux, acteurs, pratiques et enjeux dans la France du Second Empire et de la Troisième République.

11h00 Discussion.

11h15 Robert Herin, Université de Caen, Conclusions.

 

RESERVATION EXCURSION À BERGERAC

Nom :

Prénom :

Adresse :

Tél :

E-mail :

S’inscrit à l’excursion du samedi 30 septembre 2017 à Bergerac.

Aller et retour en car à partir de Périgueux : départ à 8h30, allées de Tourny ; retour prévu vers 18h30.

35 euros par personne comprenant : déplacement en car, conférences à la salle de l’Orangerie aux Jardins Perdoux de Bergerac, déjeuner, visite du château de Mounet-Sully (château de Garrigue) avec conférence.

Bulletin à retourner à Dominique Picco, 6 rue Émile Fourcand, 33000 Bordeaux, accompagné du règlement par chèque bancaire à l’ordre des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord.

Date limite d’inscription : 15 septembre 2017

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 Appel à communication

Châteaux et spectacles

Périgueux

29, 30 septembre et 1er octobre 2017

 

À l’heure de l’exposition que le château de Versailles dédie, jusqu’au printemps 2017, aux Fêtes et divertissements à la cour, l’association des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord a choisi de consacrer son colloque annuel aux liens entre châteaux et spectacles en élargissant le propos des pratiques curiales à celles ayant pour cadre, du Moyen-âge à nos jours, les châteaux européens aussi modestes soient-ils.

Dans les années 70, aux beaux jours de l’anthropologie historique et de la Nouvelle histoire, avec le développement de l’histoire des mentalités et de l’imaginaire, l’histoire des fêtes et des spectacles a connu une heure de gloire. Elle s’inscrivait alors dans la lignée de la partition culture savante/culture populaire initiée par Robert Mandrou[1], la seconde étant présentée à la fois comme la seule « authentique » et comme une forme de résistance à l’acculturation des élites. Critiqué et révisé par Jacques Revel et Roger Chartier, ce clivage entre les deux cultures a glissé vers une approche en termes d’échanges, de circulations, de réception et d’acculturation, s’insérant dans une histoire culturelle aux limites de plus en plus floues englobant histoire sociale et histoire politique. Pour la période médiévale, après les travaux de Jean Verdon[2] et la publication du congrès du CTHS de Chambéry de 1991[3], le sujet a été longtemps délaissé. Depuis la première décennie 2000, de nouvelles approches sont le fait de littéraires[4] et d’historiens qui ont surtout renouvelé la connaissance de la culture festive de la noblesse, comme élément marqueur de son identité, en particulier Sébastien Nadot qui, dans sa thèse publiée en 2012, assimile les joutes à une pratique sportive[5]. D’autres, en particulier Evelyne Van den Neste pour les villes de Flandres[6], ont revu cette question des joutes et tournois, aujourd’hui la mieux explorée pour la période médiévale tant en milieu urbain que rural où les abords des châteaux en constituent le cadre essentiel.

L’histoire des spectacles urbains à l’époque moderne est en plein renouvellement, croisant histoire et histoire littéraire, comme en atteste, depuis 2014-15, le séminaire d’histoire sociale des spectacles du Centre Roland Mousnier (Paris-Sorbonne)[7]. Dans le prolongement de celui-ci une journée d’études s’est tenue à Lyon en juin dernier envisageant les spectacles comme un laboratoire du gouvernement urbain[8]. Que ce soit à Naples[9], à Londres[10] ou dans d’autres villes européennes, il s’agit ici à la fois d’inscrire les spectacles dans une société, dans des pratiques politiques mais aussi dans un espace urbain ce qui conduit à croiser le regard des urbanistes comme à Paris étudiée dans la première modernité par Goulven Oiry[11].

L’émergence de la citoyenneté au XIXe siècle suppose de conforter l’adhésion, en multipliant les formes d’expression de l’approbation. Le spectacle participe de la cérémonie du pouvoir, comme l’explore un colloque, organisé en 1990, sur les usages politiques des fêtes aux XIXe et XXe siècles[12]. Les châteaux, au cœur de la sociabilité aristocratique, peuvent tout aussi bien servir à appuyer la souveraineté qu’à susciter une contre-image, sous l’égide des légitimistes par exemple, le spectacle servant à construire un imaginaire politique de l’assentiment comme du ressentiment.

Le colloque Châteaux et spectacles propose de s’inscrire dans ces perspectives en passant de l’échelle de la ville à celle des châteaux au prisme de l’histoire, de l’archéologie, des études littéraires mais également de toutes les formes d’arts et de spectacles vivants pouvant être repérés dans le périmètre des demeures châtelaines et de leurs abords du Moyen-Âge à nos jours. En effet, d’année en année, les mises en scènes spectaculaires se multiplient dans les châteaux afin d’attirer les touristes vers ces lieux patrimoniaux[13].

Sous forme de synthèses thématiques ou transversales, voire de monographies, les propositions de communications pourront s’inscrire dans l’une ou plusieurs des directions suivantes

1. Le terme spectacles est entendu ici au sens le plus large depuis les représentations théâtrales, musicales, équestres et autres formes d’expression artistiques, du spectacle vivant parfois disparus (tournois, joutes) ou utilisant des techniques sophistiquées (jeux d’eaux, pyrotechnie), conçus soit comme des moments exceptionnels voués aux fêtes et cérémonies où se mêlent le corps et de l’esprit aux pratiques régulières de sociabilité ou de loisirs attachées à la vie des habitants des lieux.

2. À partir de cette typologie ouverte, on pourra s’attarder sur les aspects suivants :

- les espaces et le cadre particulier où se déroulent les spectacles, à l’intérieur (salle dédiée ou convertie pour l’occasion) ou à l’extérieur des châteaux (bâtiments annexes, jardins, parcs…).

- le décor durable ou éphémère, véritable prouesse architecturale faites de bois, de carton ou de verdure, construit spécialement pour accueillir un spectacle, et pouvant nécessiter savoir-faire et techniques pointus (spectacles à machine par exemple).

- le coût des spectacles, s’il est possible de l’évaluer à partir des sources disponibles. Il faudrait pouvoir étudier la dimension économique de l’évènement exceptionnel ou de la pratique régulière du point de vue des dépenses liées à la main d’œuvre (artistes, techniciens), du paiement des multiples fournisseurs jusqu’aux retombées financières voire en termes d’image.

- le déroulement du spectacle lui-même, y compris s’il y a lieu la mise en scène et la distribution des rôles au sein de la société châtelaine et des artistes qu’il s’agisse de troupes ambulantes ou de personnels attachés au château, sans oublier l’imprévu ou l’accident intervenu au cours de ces spectacles, du plus banal des incidents jusqu’au drame ou à la tragédie qui peut interrompre la fête.

- la place et la composition des participants : habitants du château (famille et domesticité), invité-es, public plus ou moins large et leurs réactions à l’issue des spectacles auxquels ils et elles assistent.

- la mise en récit de ces spectacles à travers la littérature, la presse ou les écrits du for-privé (mémoires, correspondances, etc.) mais également la mise en images sous forme de dessins, gravures, peintures, photos ou encore au cinéma qu’il s’agisse de garder la trace, le souvenir de pratiques ou d’évènements ou qu’ils participent de l’imaginaire du château.

- la motivation du châtelain organisateur - souverain, seigneur ou notable - d’un spectacle habituel ou extraordinaire :  s’agit-il pour lui, ou pour elle, de plaire, de divertir, de séduire ? ou bien encore de manifester son emprise sur un espace et sur des « gens » qui l’habitent, forme de communication politique où le châtelain donne à voir sa domination.

3. Enfin, dans la période très contemporaine, on retiendra le thème des châteaux en spectacles - châteaux-forts, résidences royales - devenus cadre propice à des mises en récits historiques, à la belle saison lors des grandes migrations touristiques européennes. Le spectacle au château est alors un moyen de mettre en valeur et de rentabiliser un patrimoine dont l’entretien est lourd pour les particuliers, les collectivités territoriales ou l’État.

fichier pdf Châteaux et spectacles

Les propositions de communications (environ 1500 signes), accompagnées d’une brève biobibliographie de l’auteur doivent être adressées au plus tard le 30 janvier 2017, par voie électronique, en format Word à Dominique Picco, secrétaire des Rencontres. : dominique.picco@u-bordeaux-montaigne.fr, et Juliette Glikman, secrétaire adjointe, juliette.glikman@orange.fr

Par voie postale : Dominique Picco, Université Bordeaux-Montaigne, UFR humanités, Département histoire, Campus universitaire, 33607 Pessac cedex

 

 

 


[1] De la culture populaire en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Stock, 1964.

[2] Les loisirs au Moyen-âge, Paris, Tallandier, 1980.

[3] Actes du 116e Congrès national des sociétés savantes (Chambéry, 1991), Section d’histoire médiévale et de philologie : jeux, sports et divertissements au Moyen Âge et à l’âge classique, Paris, Éd. du C.T.H.S., 1993.

[4] Plet-Nicolas, F. (dir.), Le Moyen Âge en jeu, Eidôlon n° 86, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009.

[5] Le Spectacle des joutes : sport et courtoisie à la fin du Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes, 2012.

[6] Tournois, joutes, pas d’armes dans les villes de Flandre à la fin du Moyen Âge (1300-1486), Paris, École des Chartes, 1996.

[7] Ce séminaire est animé par Marie Bouhaïk-Gironès (Centre Roland Mousnier, Paris-Sorbonne), Olivier Spina (Lahra-Lyon2) et Mélanie Traversier (IRHiS-Lille 3)

[9] Mélanie Traversier, Gouverner l’opéra. Une histoire politique de la musique à Naples, 1767-1815, Rome, École française de Rome, 2009.

[10] Olivier Spina, Une ville en scènes. Pouvoirs et spectacles à Londres sous les Tudor (1525-1603), Paris, Garnier Classiques, 2013.

[11] Goulven Oiry, La Comédie française et la ville (1550-1650) – L’Iliade parodique ? Paris, Garnier Classiques, 2016.

[12] Alain Corbin, Noëlle Gérôme et Danielle Tatakowsky, sous la dir., Les Usages politiques des fêtes aux XIXet XXe siècles, Paris, Publications de la Sorbonne, 1994.

[13] À côté des résidences royales d’Ile de France et du Val de Loire, on peut citer pour le seul cas français Saint-Fargeau (Yonne), Talmont et Tiffauges (Vendée), Lareole (Haute-Garonne), Murol (Puy-de-Dôme).

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( 2 octobre, 2016 )

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NOUVEAUTÉ AUTOMNE 2017

COUVERTURE.

JEUNESSES & CHÂTEAUX

Textes édités par Anne-Marie Cocula et Michel Combet

Ausonius éditions, coll. Scripta Mediaevalia, 2017

ISBN 978-2-35613-199-7, 25 euros

Quel enfant n’a rêvé, à travers les contes de fées, les romans de cape et d’épée, les bandes dessinées ou les films de Walt Disney, de vivre dans un château ? Des tours qui tutoient le ciel, des souterrains obscurs où brillent des trésors, de fougueux chevaliers qui sauvent des princesses endormies, tout y parle d’aventures, de gloire, d’amour, de liberté.

Mais au-delà de ce vert paradis d’images enfantines, la réalité historique est tout autre, dont ces XXIVe Rencontres se proposent de donner quelques illustrations. Dès le haut Moyen Âge, la noblesse châtelaine s’est souciée de l’éducation de ses enfants, en conformité avec leur naissance, leur sexe et leur établissement futur. Ainsi, pendant des siècles, le château a été l’espace privilégié de reproduction et d’éducation des élites nobiliaires. Bonheurs pour certains – on songe aux pages émues de Montaigne guidé par un père aimant, ou celles d’un Talleyrand et sa grand-mère au château de Chalais. Tourments pour d’autres – René de Chateaubriand au château de Combourg aussi sombre que l’humeur de son géniteur. Les situations varient selon les familles et selon les époques.

Mais du gouverneur aux précepteurs, aux maîtres d’équitation et de danse, ou aux professeurs de musique et de dessin, le château est alors un espace concret de formation des futurs châtelains, envoyés ensuite dans des collèges ou des académies militaires. Les filles le quittent aussi pour le couvent ou les pensionnats religieux. Les jeunesses au château sont alors éphémères, mais les vacances, qui réunissent frères et sœurs, cousins et cousines, font oublier les contraintes scolaires. Mémoires et correspondances témoignent avec mélancolie de ces temps heureux. Après la Révolution, la noblesse du xixe s. se “réinvente”, entre nostalgie d’Ancien Régime et nécessaire adaptation. Revenue sur ses terres, elle réaffirme, entre les vieux murs ancestraux, ses valeurs immémoriales, et nombre d’hommes et de femmes prennent la plume, telle la comtesse de Ségur, pour en assurer la transmission.

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château, diable et bon Dieu

 LE CHÂTEAU, LE DIABLE ET LE BON DIEU

Textes édités par Anne-Marie Cocula et Michel Combet

Ausonius éditions, coll. Scripta Mediaevalia, 2016

ISBN 978-2-35613-169-0, 25 euros

Tentant en diable, ce titre prend toute sa place au sein des Rencontres d’histoire et d’archéologie du Périgord dédiées à l’étude des châteaux européens dans la longue durée de leurs vie et survie millénaires, du xe au xxie siècles.

Le choix de ce thème laissait présager une quête spirituelle capable de l’emporter sur les préoccupations défensives et offensives des bâtisseurs de châteaux, mais c’était sans compter sur l’implantation et la multiplication des chapelles castrales qui occupent une place de choix dans cet ouvrage et témoignent de l’emprise du sentiment religieux sur la vie quotidienne des châtelains et de leurs familles. Par contre, point de traces aussi marquantes de la présence du diable, mais l’on sait que celui-ci se loge dans les détails et ceux-ci ne manquent pas dans cet ouvrage tantôt pour conjurer la peur du Mal, tantôt pour ne pas résister à sa tentation…

À la façon de Martin Luther jetant son encrier à la tête du diable qui ne cesse de l’importuner au château de la Warburg où l’Électeur de Saxe le retient prisonnier pour mieux le protéger des menaces du monde extérieur depuis son excommunication et sa mise au ban de l’Empire.

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Couv Châteaux 2015 VF.indd

À LA TABLE DES CHÂTEAUX

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius,

Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Mediaevalia, 2015, 278 p.

L’Histoire des châteaux nous permet de goûter à petites bouchées quantité de mets, à travers les exemples précis que propose cet ouvrage. Mais les châteaux évoquent aussi une abondance aux dérives attendues : indigestions, empoisonnements, ivresse, débauche… Une image très éloignée de la frugalité étudiée et distinctive des châtelains des XIXe et XXe siècles, mais que le cinéma contemporain diffuse à grand renfort de scènes gargantuesques s’abîmant dans le sang. Entre réalités et fictions, participez à ce festin des oreilles et des yeux, incontournable rendez-vous de l’archéologie et de l’histoire en Périgord depuis plus de vingt ans.

ISBN : 978-2-35613-140-9

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2.inddChâteaux, cuisines et dépendances

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2014.

De l’audace, toujours de l’audace ! Il en avait déjà fallu, il y a quelques années pour envisager le château comme lieu de plaisir et de divertissement. Il en fallait plus encore pour oser sortir du château comme seul lieu de pouvoir ou de savoir, descendre jusque dans ses caves et consacrer tout un colloque à envisager le cadre de vie noble sous l’angle d’une activité longtemps considérée comme « ignoble » la cuisine. On sait que les métiers de bouche tels que tripier, boucher, ou patissier ont longtemps été des activités dépréciées, du moins par les hommes d’Église. Ils voyaient le cuisinier comme un être sale et impur, et l’ont même accusé de cruauté envers les animaux. Cette opinion est « naïvement » exprimées vers l’an 1000, disait Jacques Le Goff, par l’évêque Adalbéron de Laon soucieux de mettre en valeur, par un jeu de contraste, l’état de clercs: les hommes de Dieu sont exemptés de travaux serviles, « ils ne sont ni bouchers ni aubergistes »et, heureux hommes « ignorent la cuisante chaleur d’une marmite graisseuse » (…)

La cuisine n’est pas un objet de recherche anecdotique, et la cuisine au château moins encore que tout autre : (…) la cuisine, cachée au regard, est un des creusets où se crée la politique du prince et où se montre son aptitude au bon gouvernement. (Danièle Alexandre-Bidon)

Isbn 978-2-35613-116-4

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couverture amourL’amour au château

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 350 p., 2013.

Le château d’aujourd’hui s’est réfugié dans le passé, dans l’imaginaire historique. Au mieux il est devenu un musée, un lieu de mémoire selon l’expression consacrée. Au pire, il a disparu et il n’offre plus qu’un parc où rêvasser, un lieu qui n’a rien de mémorable puisque les jardins disparaissent bien avant les murailles. À l’exception d’une interrogation sur les lieux de l’amour, c’est moins le château comme demeure qui a intéressé les participants à ce colloque, que les gens du château. C’est une évidence, dira-t-on : les pierres ne font pas l’amour. Mais ce n’est une évidence que pour les amateurs d’archives ; ceux qui plongent dans l’imaginaire savent que le château a une âme. Ainsi se dégagent de ces XXe Rencontres deux grands types d’apports : ceux qui concernent au sens strict “l’amour au château” et ceux qui évoquent le “château d’amour”.

isbn 978-2-35613-088-4

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châteaux en ruineChâteau en ruines

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 278 p., 2012.

À l’origine des ruines, les causes sont des plus variées. De tous temps, les guerres ont été les grandes pourvoyeuses, soit pour des raisons stratégiques, soit dans le dessein de frapper l’ennemi de stupeur. Aux xve et xvie siècles, les spectaculaires perfectionnements de l’artillerie rendent les châteaux médiévaux particulièrement vulnérables. La plupart de ces derniers avaient conservé leurs enceintes à hautes tours. L’adoption du boulet de fonte dans les années 1480 multiple les ruines et conduit à un nouveau type de fortification enterrée qui ne ressemble guère à un château : les bastions remplacent les tours rondes et suppriment les angles morts. On détruit également les châteaux simplement pour terroriser. La dévastation du Palatinat décidée par Louvois et Louis XIV durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg en offre un triste exemple. Le château d’Heidelberg est bombardé par deux fois, en 1689 et en 1693, par les forces du général Mélac. (Ph. Loupès)

Isbn 978-2-35613-069-3

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Publications couverture-2010-103x150

 

Château, naissance et métamorphoses 

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2011.

Ce thème s’inscrit dans la continuité des sujets traités depuis plus de quinze ans par les Rencontres en mettant l’accent sur les phases d’émergence et d’évolution des châteaux européens, dans une approche embrassant une très longue durée, des siècles protohistoriques aux débuts du XXIe siècle. Il s’agit ici d’envisager la [ou les] naissance[s] du château – enclos, refuge, site défensif et/ou site d’habitat – et les transformations tout au long des siècles.
    Les deux termes du titre servent de guide, pris isolément ou reliés l’un à l’autre, dans une enquête montrant l’apparition – voire les naissances et “renaissances” – puis les transformations du château, dans son cadre comme dans ses fonctions. “Naissance” s’applique aux origines lointaines de l’édifice (par exemple lorsqu’il s’agit d’une aula carolingienne), ou plus récentes dans le cas d’une fondation moderne ou contemporaine. Les conditions de mise en valeur de sites originaux, les étapes de leur développement et leurs caractères sont analysés. Cette approche englobe les fondements légendaires ou mythiques des lignages qui ont entrepris l’édification du “château” : la lecture varie alors selon qu’elle émane des constructeurs ou des observateurs extérieurs. Pour sa part, la “métamorphose” signale d’abord un changement de forme, d’aspect qui doit être complet (état, caractère, apparence) et rendre l’objet concerné méconnaissable. Plus encore, la métamorphose recouvre un bouleversement de grande ampleur retenant l’attention des témoins ou des historiens qui, aujourd’hui, tentent de l’approcher à travers la documentation textuelle et archéologique.
    Les transformations capitales, d’abord architecturales, dépendent à la fois du contexte historique – l’époque, au sens large – et des vicissitudes des lignages qui en sont propriétaires ou dépositaires. Leur plus ou moins grande aisance économique, leur rôle – plus ou moins actif – dans la situation politique ou militaire du moment, sont la source directe de modifications sensibles de leur demeure, que celle-ci soit leur propriété depuis longtemps ou qu’elle vienne d’entrer dans le patrimoine familial : le château connaît alors une « nouvelle jeunesse ». Qu’il y ait, ou non, « changement de propriétaire », aux mutations du bâti s’ajoutent d’inévitables changements d’usages et, plus globalement, de fonctions ; déjà sensible dans les époques anciennes – ainsi pour la Renaissance –, cela est tout spécialement notable pour la période contemporaine qui, dans le cadre d’évolutions plus rapides et plus profondes, voit une forte accélération des occasions de bouleversements décisifs.

ISBN 978-2-35613-050-1 ;  25 euros.

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couverture voyage 1  

Château voyages et voyageurs

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Mediae Varia, 2010.

Les demeures n’ont pas été étudiées pour elles mêmes, mais plutôt pour leurs images dans les yeux, dans les rêves et dans les souvenirs des voyageurs. Leurs perspectives changent avec leurs motifs de voyage et leurs conditions sociales. L’impression que donnent ces édifices, maisons fortes ou plaisantes, varie selon les modes de mobilité des aristocraties, les styles et les conventions de ces élites. Il s’agit bel et bien d’une histoire du regard qu’ont porté sur leur environnement des générations de nobles et riches personnes (Yves Marie Bercé).

ISBN 978-2-35613-033-4, 25 euros.

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Le château « à la une »!

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2009.

ISBN 978-2-35613-017-4, 30 euros.

Le château produit une avidité particulière du public à l’égard de ce qui s’y déroule ou de ce qui pourrait s’y dérouler. Le moindre événement survenu dans son enceinte bénéficie d’un retentissement particulier. Cela naît de la conviction qu’un lien étroit se noue, voire qu’une identification s’opère, entre les silhouettes inquiétantes du château, de ses tours et le tempérament de celui qui les habite. Les enfants ressentent fortement cela à propos de Barbe Bleue et le touriste peut difficilement séparer les impressions suscitées par les châteaux de Versailles ou de Neuschwanstein de la personnalité de Louis XIV et de Louis II de Bavière. Ainsi s’explique le grand nombre d’“affaires” célèbres ayant pour théâtre le château ou le manoir […]
Les communications présentées au cours du colloque tenu à Périgueux, conduisent à souligner le poids exceptionnel du mystère, du rituel, de la mise en scène sur tout événement qui s’est déroulé au château ; parfois, la fascination suscitée par le lieu tend, paradoxalement, à reléguer au second plan les péripéties d’événements dont elle enrichit la portée.
Alain Corbin

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Le château au quotidien : les travaux et les jours

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius-CEMMC-Institut d’histoire, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2008.
ISBN 978-2-35613-004-4

La thématique retenue en 2007 pour les Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord s’inscrit dans la longue durée (Xe-XXIe siècles) d’une histoire européenne et interroge plusieurs axes de recherche. Les résultats des campagnes archéologiques et des travaux historiques récents permettent d’envisager dorénavant la vie châtelaine dans toutes ses dimensions –matérielles, économiques, militaires, religieuses et sociales– tout en soulignant contraintes et moyens propres aux époques étudiées et en s’efforçant de dégager les principales étapes d’une réelle évolution. De multiples témoignages documentaires (textes, chroniques, entretiens, iconographie, livres de raison…) mettent en exergue les rythmes des travaux quotidiens, et plus exceptionnels, les modalités de leur gestion mais permettent également d’analyser contraintes et coûts du vécu châtelain : approvisionnements divers, frais de mise en défense, présence et rôle de la domesticité, dépenses d’entretien etc.
L’étude et l’appréciation des modes de la vie de famille au château font également partie des centres d’intérêt des historiens actuels. Au-delà d’un quotidien séquencé par le départ très précoce des enfants, les absences du chef de maison, le retour des cadets célibataires ou le maintien des filles, l’historien réfléchit sur la dilatation ou la compression des familles selon la conjoncture –guerre, maladie, départ à la cour, éducation des enfants. Au fil des siècles, la vie quotidienne au château est marquée par l’introduction lente et progressive d’éléments d’un confort moderne. Les espaces et les volumes se différencient ; chaleur et eau coexistent avec un souci d’hygiène ; décors et aménagements ont à la fois une valeur esthétique et une visibilité sociale appréhendable depuis l’extérieur.
Enfin, il ne saurait être question pour l’historien de négliger la représentation artistique et littéraire d’une “vie de château” réelle, rêvée ou symbolique. Celle ci, présente tout au long de la période, connaît une évolution non négligeable et, en particulier, dans les châteaux du Périgord.

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Château et stratégies familiales

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius-CEMMC-Institut d’histoire, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2006. ISBN 2-910023-96-6

Étudier les stratégies familiales dans la très longue durée, du Moyen Age à nos jours, nécessite d’identifier les buts patrimoniaux des possesseurs de château, objectifs à résumer en trois mots : édifier, maintenir et accroître.
Conquête et simple défense du patrimoine castral n’ont pu être réalisées que par la mise en oeuvre de moyens très divers : droit successoral, compétition intra lignagère, stratégies matrimoniales, valorisation patrimoniale. Ces stratégies se sont heurtées à bien des obstacles, autant de facteurs de perturbation et d’adaptation des plans préétablis. Les stratégies patrimoniales des possesseurs de château ne ressortissent jamais d’un modèle unique, ni intemporel. Le château, base de l’essor d’une dynastie seigneuriale ou princière, apparaît à la fois –y compris dans ses dimensions symboliques– l’instrument de l’édification des patrimoines familiaux et de l’affirmation de pouvoirs accrus et d’ambitions lignagères.
À l’aube du IIIe millénaire, le destin réservé au château, à son emprise territoriale, à sa construction et aux modifications est multiple. Autant de pistes que ce colloque se propose d’éclairer à partir d’exemples français et européens. Sans oublier le Périgord où le château de Bourdeilles, emblématique de la puissance des grands barons féodaux du Périgord médiéval, échappe pendant deux siècles à la famille éponyme, pour la plus grande gloire d’Henri Bertin, ministre de Louis XV et de Louis XVI. Racheté en 1864 par les Bourdeille de la branche de Matha, il est aujourd’hui, après de multiples tribulations, la propriété du département de la Dordogne

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Château, Livres et manuscrits
Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius-CAHMC-Institut d’histoire, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2007, ISBN 2910023-81-8

Il serait abusif de réduire la possession du château à la seule affirmation d’une supériorité sociale. On sait, depuis Montaigne, que le château constitue pour l’écrivain un refuge et un observatoire, qu’il lui offre l’espace propice à la réflexion et à la création : un mur d’enceinte et, mieux encore, des fossés et un pont-levis le protègent du monde extérieur ; la tour, à fortiori quand elle est ronde, finit de matérialiser le sentiment de sécurité et de plénitude. La Brède, où tous ces éléments de retranchement se trouvent réunis et même renforcés par une ceinture sylvestre, apparaît comme l’archétype de l’isolat castral. Or, si vives que fussent les envies de solitude, le château de l’écrivain ne fut jamais totalement fermé au monde ; il apparaît même comme le lieu par excellence de la confrontation du « moi profond » et du « moi social ». (Roger Baury)

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Le château et la nature

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius et CAHMC, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2005

Il peut sembler étonnant de n’avoir pas consacré plus tôt dans le cadre de nos Rencontres d’Archéologie et d’Histoire en Périgord un colloque sur les relations entre château et nature depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine. Ces relations n’ont-elles pas été constitutives de l’implantation et du développement de châteaux de toutes dimensions en tous lieux et durant toutes les périodes ? Finalement cette approche retardée avait ses raisons que le colloque a permis au fur et à mesure de son déroulement de mettre en évidence. Ne fallait-il pas déblayer le terrain et débroussailler les allées qui mènent au château pour mieux dégager les liens qui le rattachent à son environnement ? Ne fallait-il pas prêter attention à toutes les fonctions du château et à son rôle pour mieux apprécier le décor, le paysage, le tissu rural et villageois qui font de lui un monument, une entreprise et un cadre d’existence hors du commun ? Difficile d’accès, le concept de nature sous toutes ses formes n’est jamais étranger aux préoccupations des châtelains. Par force mais par désir aussi, ils s’approprient les avantages qu’ils peuvent en tirer et s’efforcent d’en limiter les contraintes ou d’en vaincre les obstacles quand ils en ont les moyens. Deux termes peuvent caractériser à travers les siècles leurs efforts conjugués : celui d’intérêts et celui de regards. Lespremiers assurent la pérennité du château face aux dangers et aux dommages du temps. Ils sont une assurance de longue vie contre les vicissitudes de l’histoire. Mais, en même temps, les regards du maître de céans, de ses proches et de ses visiteurs fournissent l’occasion de changements de décor placés sous le signe de l’embellissement, du progrès, voire de l’innovation qui mène au bien-être. La meilleure preuve de cette alliance entre nécessité et représentation a été fournie lors de ces Rencontres par la quête de l’eau, source de vie mais aussi de toutes sortes de spectacles et de loisirs, lointains, très lointains ancêtres des piscines contemporaines.
Grâce au concours de toutes les bonnes volontés qui veillent sur le calendrier de la publication de nos Rencontres, le présent ouvrage est publié juste un an après le colloque qui s’est tenu sur ce sujet. Pari tenu d’un bout à l’autre de la chaîne, depuis la mise en place du programme jusqu’à la sortie du livre avec, bien sûr, une place toute particulière aux auteurs des communications et à la cellule publications du centre Ausonius (CNRS – Université Michel de Montaigne Bordeaux 3).

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Le château au féminin

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius et CAHMC, Pessac, Ausonius Éditions, Scripta Varia, 2004, ISBN 2-910023-50-8

Le plus délicat, à l’occasion de ces Rencontres, fut de choisir un titre susceptible de reconnaître aux élues du thème de l’année 2003 toute la place qui leur revient dans les châteaux depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours selon l’impératif catégorique de pluridisciplinarité et de longue durée qui fait le ciment de nos Rencontres d’Archéologie et d’Histoire en Périgord.
Plusieurs formulations ont été avancées par les organisateurs avant de parvenir au titre choisi comme « châteaux et femmes », « les femmes du château », « les femmes dans le château », voire « le château des femmes ». Toutes ont été écartées pour cause d’ambiguïté. À l’évidence « le château des femmes », beau titre pour un roman du XVIIIe siècle, ne pouvait correspondre qu’à une réalité passagère et fortuite , voire mensongère. Quant aux autres, s’ils répondaient mieux aux aspects de situations féminines liées à la présence au château, à sa possession, à ses fonctions, à sa sauvegarde et aux destins de ses occupants, ils avaient le désavantage de supposer une subordination préalable liée à la condition des femmes et assimilée à un enfermement à l’intérieur de murs infranchissables avec des ponts-levis toujours relevés et des douves inondées. D’ailleurs aurait-on avancé des titres semblables en les déclinant au masculin pour caractériser le rôle des châtelains et de leur entourage viril ? Pour échapper au piège d’un tel déterminisme, on a donc retenu comme titre et comme sujet : « le château au féminin ». Ceci dans le souci scientifique de définir un territoire plus vaste à la société féminine des châteaux, des fonctions plus étendues et un rôle mieux adapté à la diversité des situations, des pays et des destinées…
Aux lectrices et aux lecteurs d’être juges du résultat ! En attendant que tous les participants trouvent ici l’expression de nos remerciements ainsi que le service —d’une rare efficacité— des publications du Centre Ausonius (CNRS – Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3).

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Château et divertissement

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius et CAHMC, Pessac, Ausonius Éditions,Scripta Varia, 2003, ISBN: 2-910023-40-0

Au premier abord, pareille alliance peut surprendre. Comment le château, tout entier dévoué à la défense et à la résistance, peut-il se transformer en un lieu accueillant divertissement, ce plaisir ludique fait pour l’évasion et la fin de l’ennui ? Les auteurs du présent ouvrage ont pris plaisir à démentir cette crainte initiale en mettant en valeur la variété et la solidité des liens tissés entre châteaux et divertissements. Leurs communications révèlent aussi de quelle manière ces relations ont évolué en fonction des périodes et des pays. Aux distractions médiévales qui encourageaient les épreuves physiques, gage de force, d’habileté et d’endurance pour mieux se préparer aux rencontres meurtrières de la guerre, ont succédé la passion pour les jeux d’argent, occasion de bien des ruines, et le goût pour les fêtes dont le déroulement et le faste répondent aux hiérarchies du pouvoir, qu’il soit châtelain, ou souverain. Certaines le font avec raffinement, en prélude aux fêtes galantes chères au XVIIIe siècle, d’autres avec ostentation et quelques unes avec démesure.
En même temps, les publics se transforment: les distractions populaires ont de moins en moins d’attrait pour les gens du château qui préfèrent s’adonner à des plaisirs qu’ils jugent aristocratiques, à l’abri des regards de spectateurs étrangers à leur monde. Le libertinage porte à un certain degré de perfection cette volonté d’enfermement dans un lieu clos, plus proche de l’enfer que du paradis. Aujourd’hui, pareille tentation n’est plus de mise ou n’a plus les moyens de résister aux frais d’entretien d’une résidence châtelaine et aux assauts pacifiques d’une curiosité touristique qui fait des châteaux des lieux de loisirs pour tous les publics…
Une fois encore les Rencontres d’Archéologie et d’Histoire en Périgord ont tenu leurs promesses. Que tous les participants soient ici remerciés pour leur concours ainsi que le service des publications du centre Ausonius (CNRS – Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3).

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ville.jpgChâteau et ville

Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius-CAHMC, Bordeaux 2002.

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Château et imaginaire

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Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius-CAHMC, Bordeaux 2001

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Château et innovation

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Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Annie Dom, Ausonius-CAHMC (Bordeaux 3), Bordeaux, 2000.

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Château et guerre
Textes réunis par Anne-Marie Cocula et Michel Combet, Ausonius et CAHMC, Scripta Varia, 2004

Les cinquièmes Rencontres d’Archéologie et d’Histoire en Périgord, se sont déroulées à Périgueux du 25 au 27 septembre 1998, sur le thème Château et guerre. Il aura fallu attendre six longues années pour que, après quelques avatars et difficultés, soit enfin proposé aux lecteurs l’essentiel des communications revues et actualisées par leurs auteurs. Désormais, l’ouvrage est là et trouve tout naturellement sa place dans la collection Scripta Varia d’Ausonius, parmi les autres actes des Rencontres.
Faits pour la guerre, mais colosses aux pieds d’argile, plus symboliques qu’efficaces parfois, les châteaux du Moyen Âge occupent dans ce volume le devant de la scène. À travers leur étude, c’est la guerre, ses théories, ses méthodes et ses codes qui sont explicités ; c’est aussi la place du château dans des conflits tour à tour familiaux, politiques, territoriaux, culturels, ou les émeutes urbaines enfin. C’est encore l’histoire des armes, des fortifications et de la poliorcétique.
Au cœur de la dynamique guerrière, mais parfois reléguée au simple rôle de base logistique ou de réduit défensif, la forteresse médiévale expérimente des procédés constructifs originaux et spécifiques de la construction militaire en contexte de guerre. C’est ce que montre, notamment, l’étude du château de Castelnaud en Périgord. Situé sur la rive gauche de la Dordogne , face à la forteresse de Beynac, il abrite désormais un musée de la guerre au Moyen Âge et sa visite, sous la conduite de Kléber Rossillon, a constitué un temps fort de ce colloque, une illustration très concrète des réflexions engagées. Celles-ci ont été poursuivies au-delà du Moyen Âge et jusqu’à nos jours avec l’analyse de la présence castrale dans les paysages géographiques et dans ceux de notre imaginaire.
Que tous les auteurs soient remerciés pour avoir contribué à la publication de cet ouvrage réalisé grâce à la collaboration d’Anne-Marie Cocula, Présidente des Rencontres, d’Anne-Marie Dom (CAHMC-Institut d’Histoire de l’Université de Bordeaux 3) et du service des publications du centre Ausonius (CNRS-Université de Bordeaux 3).

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Château et village

Édition scientifique réunie par André Bazzana, Claude-Isabelle Brelot, Anne-Marie Dom, CAHMC et UMR 5648 (CNRS), Bordeaux, 2003.

Publier en 2003 un colloque qui s’est tenu en septembre 1995, est-ce bien raisonnable ? Il nous a semblé que oui.
On aura compris, à la lecture de l’exergue de la page précédente, que des raisons d’amitié et de fidélité s’imposaient. Mais, au-delà de cet aspect du problème, il est clair que les justifications scientifiques ne manquent pas.
La qualité du colloque, en lui-même, d’abord avec, et sans doute pour la première fois, une confrontation des idées sur le « village » et le « château » faite sur trois séries d’exemples : ceux qui allaient de l’Espagne musulmane à la Belgique , l’Allemagne et la Pologne médiévales, ceux qui touchaient au grand Ouest aquitain, à la Normandie , au Maine et au Nord-Est champenois, et ceux enfin qui élargissaient le débat vers les xviii e et xix e siècles. Ensuite, le fait que, depuis 1995, aucune synthèse nouvelle sur le « village » n’ait été publiée, à l’exception du volume d’hommages offert à Jean-Marie Pesez (Le village médiéval et son environnement, Paris, Publications de la Sorbonne, 1998), militait en faveur de la présentation de nos travaux, certes anciens mais rénovés par leurs auteurs en 2000-2001.
Enfin, il paraissait logique de compléter la collection des « Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord », dont le succès ne se dément pas. Le comité scientifique ayant, à juste titre, décidé de donner désormais priorité au « volume de l’année », la publication de ce colloque tenu alors que les bases éditoriales de ces « Rencontres… » n’étaient pas encore totalement assurées, s’est trouvée de facto retardée.
Ce qui aurait été regrettable, c’est qu’il ne fût point publié…

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( 3 octobre, 2015 )

Rencontres 2016

XXIVe RENCONTRES D’ARCHÉOLOGIE ET D’HISTOIRE EN PÉRIGORD

Jeunesses et châteaux

23, 24, 25 septembre 2016

Périgueux, Bibliothèque municipale, salle Jean Moulin

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Quel enfant n’a rêvé, à travers les contes de fées, les romans de cape et d’épée, les bandes dessinées ou les films de Walt Disney, de vivre dans un château ? Des tours qui tutoient le ciel, des souterrains obscurs où brillent des trésors, de fougueux chevaliers qui sauvent des princesses endormies, tout y parle d’aventures, de gloire, d’amour, de liberté. Mais au-delà de ce vert paradis d’images enfantines, la réalité historique est tout autre, dont ces XXIVe Rencontres se proposent de donner quelques illustrations. Dès le haut Moyen Âge, la noblesse châtelaine s’est souciée de l’éducation de ses enfants, en conformité avec leur naissance, leur sexe et leur établissement futur. Ainsi, pendant des siècles, le château a été l’espace privilégié de reproduction et d’éducation des élites nobiliaires. Bonheurs pour certains – on songe aux pages émues de Montaigne guidé par un père aimant, ou celles d’un Talleyrand et sa grand-mère au château de Chalais. Tourments pour d’autres – René de Chateaubriand au château de Combourg aussi sombre que l’humeur de son géniteur. Les situations varient selon les familles et selon les époques. Mais du gouverneur aux précepteurs, aux maîtres d’équitation et de danse, ou aux professeurs de musique et de dessin, le château est alors un espace concret de formation des futurs châtelains, envoyés ensuite dans des collèges ou des académies militaires. Les filles le quittent aussi pour le couvent ou les pensionnats religieux. Les jeunesses au château sont alors éphémères, mais les vacances, qui réunissent frères et sœurs, cousins et cousines, font oublier les contraintes scolaires. Mémoires et correspondances témoignent avec mélancolie de ces temps heureux. Après la Révolution, la noblesse du XIXe siècle se « réinvente », entre nostalgie d’Ancien Régime et nécessaire adaptation. Revenue sur ses terres, elle réaffirme, entre les vieux murs ancestraux, ses valeurs immémoriales, et nombre d’hommes et de femmes prennent la plume, telle la comtesse de Ségur, pour en assurer la transmission. Les châteaux du Périgord offrent un échantillon varié de ces situations et témoignent autant des rapports traditionnels de la jeunesse au château que de formes nouvelles d’occupation. Ainsi du château de Neuvic, édifié à la Renaissance, et qui est devenu une fondation d’insertion sociale et professionnelle pour jeunes en difficultés. Il nous ouvre ses portes pour une visite exceptionnelle…

PROGRAMME

Périgueux, Bibliothèque municipale, salle Jean Moulin, Entrée gratuite

Vendredi 23 septembre

8h45 : Accueil des participants

9h15 : Ouverture du colloque par Anne-Marie Cocula, présidente des Rencontres

Actualités de l’archéologie en Aquitaine

9h45 : Christian Gensbeitel et Laurence Dumaine-Levêque, Université Bordeaux-Montaigne, L’église de Sérignac-sur Garonne. Un édifice préroman en Agenais

10h10 : Christian Normand, Château Pignon (Pyrnées-Altantiques)

10h35 : Nadine Béague, Archéologue Inrap, Morlanne, un château en pierre avant le XIVe siècle

Transmettre, le château en guide moral

11h10 : Sylvie Moret Petrini et Maila Kocher Girinshuti, Université de Lausanne, Des hommes de mérite et une femme de jugement ; l’usage de la plume dans la transmission des valeurs au sein de la famille de Mestral

11h40 : Joëlle Chevé, revue Historia, « Nous dirons à nos filles… » ou le discours sur l’obéissance volontaire par la marquise de Pindray d’Ambelle (1868-1951)

Pause déjeuner

L’empreinte sur les mémoires

14h30 : Anne-Marie Cocula, Université Bordeaux-Montaigne, Montaigne : une enfance au château

15h00 : Milena Lenderová, Université de Pardubice, République tchèque, L´éducation dans les châteaux du « long » XIXe siècle : le témoignage des écrits du for privé

15h30 : Martine Sadion, Musée de l’Image, Épinal, Des châteaux de papier

17h00 : Réunion du conseil scientifique et du conseil d’administration de l’association.

Samedi 24 septembre Château de NEUVIC (24190)
Les âges de la jeunesse

9h30 : Jean-Paul Casse, Paléographe-héraldiste, Les âges de la jeunesse châtelaine au Moyen-Âge

10h00 : Roger Baury, Université de Lille, Chateaubriand et les autres : la jeunesse châtelaine des nobles mémorialistes nés avant la révolution

Les espaces de la jeunesse

11h00 : Nicole Pellegrin, IHMC/CNRS-ENS Paris, Des « bacheliers » au château. Retour sur l’inféodation des fêtes de jeunesse en Centre-Ouest et ailleurs sous l’Ancien Régime

11h30 : João Viera Caldas, Université de Lisbonne, Portugal, La place et l’espace de la jeunesse dans les châteaux portugais

Pause déjeuner

14h30 Visite guidée du château

16h00 : Hervé de Com, propriétaire du château de Neuvic, Le château de Neuvic et les jeunes

Enfants de France

16h30 : Juliette Glikman, SciencesPo, Paris, Jeux de princes, métier de rois. Larmes souveraines aux Tuileries

17h00 : Christophe Beyeler, Musée National du Château de Fontainebleau, Le Roi de Rome campé par les artistes : un héritier en ses palais

Dimanche 25 septembre, Périgueux, Bibliothèque municipale, salle Jean Moulin

Le château réinventé, entre liberté et clôture

9h30 : Claude-Isabelle Brelot, Université Lyon 2, Entre château et village, la jeunesse : une moment de liberté dans les rapports sociaux (XIXe siècle)

10h00 : Marie-Thérèse Périn, Inspecteur de l’Èducation nationale, Adémaï au Moyen Age, Le petit page, deux exemples issus de la littérature jeunesse des années 1950. Deux parcours de vie classique ou décalée, vécue au château ou bien dans le château fort

10h30 : Maialen Berasategui, journaliste au Magazine littéraire, Chanceux, malades ou punis ? Les jeunes tuberculeux au château.

11h00  Discussion

11h15  Conclusions, Marie-France Morel (ENS Fontenay-Saint-Cloud – Présidente de la Société d’Histoire de la Naissance).

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RESERVATION EXCURSION AU CHATEAU DE NEUVIC

Nom :

Prénom :

Adresse :

Tél :

E-mail :

S’inscrit à l’excursion du samedi 24 septembre 2016 au château de Neuvic (conférences, visite du château et déjeuner).

Aller et retour en car à partir de Périgueux : départ à 8h30, allée de Tourny ; retour prévu vers 18h30.

Bulletin à retourner à Joëlle Chevé, 11 avenue de Lattre de Tassigny, 24000 Périgueux, accompagné du règlement par chèque bancaire à l’ordre des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord (32 euros par personne).

Date limite d’inscription : 15 septembre 2016

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Appel à communication

            Le thème retenu pour les XXIVe Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord peut, au premier abord, embarrasser historiens et archéologues tant le terme « jeunesse » semble anachronique sur la longue durée. À partir de sources et de documents de différentes natures, il est donc indispensable, d’amorcer la réflexion depuis les termes, différents selon les époques, employés pour désigner les jeunes occupants des châteaux mais aussi de chercher à cerner les caractéristiques de ces groupes avec un maximum de précision. Il y va par exemple des critères démographiques mais aussi de la distinction fondamentale entre filles et garçons dont, à toutes les époques, le statut, les fonctions, les activités, les rôles, les destins sont, à de rares exceptions près qui mériteraient d’être mieux mises en valeur, parfaitement dissemblables.

Le statut et les fonctions

Ceux-ci sont conférés par la naissance, le sexe, la hiérarchie des noblesses et des bourgeoisies vivant plus ou moins régulièrement au château. Ils conditionnent des inégalités et des traitements différenciés au sein des demeures châtelaines ainsi que des lieux de vie distincts. Ici prend place l’étude des logements, appartements et pièces spécialisées où évoluent ces jeunes et qui forment leur cadre de vie, tout ou partie de l’année. Ces espaces, différents selon l’âge, prennent en compte l’entrée précoce, voire très précoce à certaines époques, des jeunes dans le monde des adultes par la participation à la guerre, s’agissant des garçons, et par le mariage, s’agissant des filles. Ce premier axe invite à mener des comparaisons entre des aires géographiques différentes mais aussi à repérer continuités et ruptures sur la longue durée.

Les rôles au château

Un des axes de recherche de ce colloque se propose de situer ces catégories de jeunes dans leurs rôles auprès des adultes et d’analyser à partir d’exemples précis, pris dans l’Europe toute entière, leurs relations respectives avec leurs parents et leurs fratries en privilégiant les liens entre pères et fils, mères et filles. Au-delà, ce sont les rapports entre ces jeunes et les autres adultes vivant au château, en particulier le personnel domestique et les éducateurs qui demandent à être revisités. Enfin, les relations entre jeunes, entre filles, entre garçons, mais aussi entre les deux sexes, au sein de la famille ou de la maisonnée, constituent un autre angle d’approche : sociabilité et solidarité de jeunesses par delà les clivages sociaux existent au sein de ces microsociétés châtelaines, comme le prouvent les liens durables entre frères et sœurs de lait.

Les activités

Le château comme lieu d’éducation – au sens large du mot – des filles et des garçons constitue une des approches essentielles de ces Rencontres. Elle englobe des aspects essentiels comme l’apprentissage des armes et ses lieux appropriés, tels les écuries et les manèges dévolus à l’équitation. Autant d’espaces dédiés à la préparation des garçons à la vie militaire qui commence dès la première jeunesse. Les lieux et formes d’éducation masculine et féminine doivent être pris en compte avec leur personnel spécialisé sans oublier les livres, outils et méthodes pédagogiques propres, ou non, à un enseignement individualisé. L’étude des jeux, jouets et distractions collectives doit pouvoir être enrichie, pour les périodes anciennes, des apports de l’archéologie. Aux XIXe et XXe siècles, la dimension éducative du château ne se limite plus aux enfants de la famille au sens plus ou moins large vivant au château. En effet, pour d’autres jeunesses, le château – revisité – a pu être un lieu d’enfermement en vue d’une formation, d’une rééducation, comme le château de Jommelières en Nontronnais devenu après 1860 une colonie pénitentiaire qui n’est pas sans évoquer le Mettray de Jean Genet. D’autres châteaux accueillent des colonies de vacances destinées, par exemple, aux pupilles de la Nation après 1918. Le château a pu aussi devenir aussi un lieu d’apprentissage politique, ainsi les jeunes gaullistes, sont-ils, au début des années 1950, conviés chaque été dans un château du Limousin.

Les destins

Comment se fait l’entrée dans le monde des adultes et quel type d’existence attend ces jeunes au sortir d’une adolescence, réduite au minimum, passée au château ? On pourra tour à tour, selon les époques, évoquer les évasions temporaires hors du cadre du château familial suivies de retours saisonniers ou des éloignements lointains en raison d’impératifs familiaux ou militaires. Quant aux départs définitifs, ils résultent de séparations liées aux mariages, à l’entrée au couvent, au départ à la guerre ou encore à des revers de fortunes familiales. Enfin, pourront être mises en valeur des solitudes précoces engendrées par la disparition des parents et la mise sous tutelle de jeunes et très jeunes enfants avec toutes leurs conséquences sur les destins individuels.

L’empreinte sur les mémoires

Les traces d’une jeunesse au château figurent chez les mémorialistes, hommes et femmes, dès le Moyen-âge mais surtout à partir du XVIIe siècle. Il serait tout à fait indiqué d’utiliser ces mémoires sous un angle littéraire pour tenter de saisir les tentations d’embellissement ou de noirceur liées aux déformations des souvenirs d’enfance au château. C’est un des thèmes où les contemporanéistes pourront trouver et développer de nombreux exemples, au moins pour le XIXe siècle, chez les princes des familles royales comme chez des écrivains, des artistes ou des hommes et femmes politiques. Sans doute, s’agira-t-il plus souvent de « l’enfance » que de la jeunesse, mais on ne saurait exclure l’enfance de la jeunesse ! Se retrouve ici le problème de la définition de la jeunesse posée en préambule…

 

Les propositions de communications (environ 1500 signes), accompagnées d’une brève biobibliographie de l’auteur doivent être adressées au plus tard le 20 décembre 2015, par voie électronique, en format word à Dominique Picco, secrétaire des Rencontres. : dominique.picco@u-bordeaux-montaigne.fr, et Juliette Glikman, secrétaire adjointe, juliette.glikman@orange.fr

Par voie postale : Dominique Picco, Université Bordeaux-Montaigne, UFR humanités, Département histoire, Campus universitaire, 33607 Pessac cedex

 

( 7 septembre, 2015 )

Rencontres 2015

XXIIIe RENCONTRES D’ARCHÉOLOGIE ET D’HISTOIRE EN PÉRIGORD

Le château, le diable et le bon dieu…

Périgueux

25, 26, 27 septembre 2015

Amphithéâtre Jean Moulin Bibliothèque municipale

Entrée gratuite

« Avec Dieu, ce qu’il y a de terrible c’est qu’on ne sait jamais si ce n’est pas un coup du diable » ! Nul doute que les châtelains de jadis auraient adhéré à cette formule édifiante de Jean Anouilh, tant l’espace du château est un terrain d’affrontement privilégié entre le Bien et le Mal depuis près de deux millénaires. Et si l’on en juge à l’attrait que suscitent, auprès des touristes, les châteaux hantés de fantômes, de dames blanches et de seigneurs meurtriers, alchimistes ou sorciers, le Diable semble avoir pris quelques longueurs d’avance… La tentation était donc grande, pour la XXIIIe édition des Rencontres d’Archéologie et d’Histoire en Périgord, de se consacrer à ce thème et de l’approfondir, à travers les travaux de nombreux spécialistes européens : archéologues, historiens de la religion, de la société nobiliaire et cléricale, de l’architecture, de l’art, de la culture, des représentations… Pratiques religieuses et relations entre châtelains et chapelains ; le château, dernier refuge d’hérétiques au Moyen Âge, centre de rayonnement de la Réforme au XVIe siècle ou du renouveau catholique au XIXe siècle ; les chapelles castrales, lieux de dévotions privées et cœurs du culte familial et lignager, ou encore champ clos de grandes exaltations mystiques, de vocations à la sainteté ou de terribles séductions du Malin. Autant de thèmes et bien d’autres, qui seront revisités dans la longue durée et dans l’espace européen.  Évangélisé au VIsiècle par Saint Front, dont la cathédrale aux coupoles est l’image emblématique de la ville de Périgueux qui accueille fidèlement nos Rencontres, marqué par la croisade contre les Cathares, déchiré par les guerres de Religion, terre  de Croquants et de Jacobins, foyer du légitimisme ou de l’anticléricalisme, le Périgord aux mille châteaux offre un terrain privilégié d’observation. Et quel château pouvait mieux se prêter à cette prise de conscience que le château de Château-l’Évêque ? Résidence d’été des évêques de Périgueux depuis le XIVe siècle, assiégé par les protestants en 1570 – l’évêque Fournier y est assassiné en 1575 –, pillé pendant la Fronde, haut lieu de la Réforme catholique avec l’ordination en ses murs du futur Saint Vincent de Paul, et avec Guillaume Le Boux, prédicateur à la cour de Louis XIV, et Machéco de Prémeaux, prélat des Lumières, il nous ouvre providentiellement ses portes pour une visite exceptionnelle. Grâces en soient rendues à ses généreux propriétaires !

 

VENDREDI 25 SEPTEMBRE
Amphithéâtre Jean Moulin Bibliothèque municipale

8h45 Accueil des participants

9h00 Ouverture du colloque par Anne-Marie Cocula, présidente des Rencontres.

Actualités de l’archéologie en Aquitaine

9h30 Christophe Sireix, Juliette Masson, Hélène Réveillas, Service d’archéologie préventive, Bordeaux-métropole, Le service d’archéologie préventive de Bordeaux Métropole : présentation et premiers résultats.

9h55 Laure Leroux, CRAHAM (CNRS/Université de Caen Basse-Normandie) La genèse du château de Biron (XI-XIIe siècles). Premières données archéologiques.

10h20 Agnès Marin, Ausonius/Université Bordeaux-Montaingne, et Xavier Pagazani, Patrimoine et inventaire d’Aquitaine, Conseil régional d’Aquitaine, Les charpentes et leurs modes de couverture en Aquitaine (XIe-XIXe siècles) : état de la question et nouvelles perspectives.

10h45 Discussion et pause.

Croire au château

11h00 Sofiane Bouhdiba, Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis, La sainte lance du château d’Antioche : retour sur une victoire mythique des Croisés.

11h25 João Vieira Caldas, Université de Lisbonne, Dévotion ou ostentation ? L’espace de culte privé, du château au manoir portugais.

11h50 Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants.

Chapelles et chapelains

14h30 Marie Casset, Université Bretagne-Sud, Les chapelles dans les résidences épiscopales en Normandie au Moyen Age.

14h55 Antoine Rivault, Université de Rennes, Une microsociété cléricale : le personnel religieux du duc d’Étampes aux châteaux des Essarts et de Lamballe au XVIe siècle.

15h20 Frédéric d’Agay, docteur en histoire moderne, Chapelles et chapelains des châteaux provençaux.

15h45 Discussion et pause.

Le château en merveilles et terreur

16h15 Maer Taveira, EHESS, Château, fantômes et magie : le substrat de la spiritualité laïque médiévale.

16h40 Laurent Bolard, Université Paris IV, Raimondo di Sangro en sa chapelle: foi, raison, superstition dans la Naples du XVIIIe siècle.

17h05 Discussion.

17h30 Réunion du conseil scientifique et du conseil d’administration de l’association

 

SAMEDI 26 SEPTEMBRE
Château de Château l’Evêque
Sacré et conflits

9h45 Julien Bachelier, Centre de Recherches Historiques de l’Ouest – Rennes, Châteaux et collégiales en Haute-Bretagne (XIe-XIIIe siècles). Des crises à l’apaisement.

10h10 Thierry Issartel, docteur en histoire, Sauveterre-de-Béarn : un « incastellamento » entre puissances vicomtale et épiscopale (XIe-XVIe siècles).

10h35 Philippe Loupes, Université Bordeaux-Montaigne, Les chapelles castrales en Bordelais sous l’Ancien Régime, des espaces sacrés sous surveillance.

11h00 Discussion et pause.

Le château et l’imaginaire des ténèbres

11h30 Erik Anspach, ISCOM‑Paris, Les châteaux de Soulié : le diable et les mœurs au XIXsiècle.

11h55 Burghart Schmidt, Université Paul-Valéry Montpellier, La sorcière au château : du contexte historique à l’instrumentalisation touristique.

12h20 Discussion suivie d’un déjeuner.

14h30 Joelle Chevé, présentation de l’histoire du château, puis visite par le propriétaire, Monsieur Baysset.

Miracles au château

16h30 Nikol Dziub, Université de Haute-Alsace, Le château andalou, le maure et le chrétien.

16h55  Roger Baury, Université de Lille, La Vierge Marie à l’ombre du château : Pellevoisin, 1876.

17h20 Discussion

18h Départ du château et retour vers Périgueux.

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE
Amphithéâtre Jean Moulin Bibliothèque municipale

Des pratiques en terres hostiles : un réduit castral ?

9h00 Laure Hennequin-Lecomte, Université de Strasbourg, La théophilanthropie de la société de la Dui au château de Vizille.

9h25 Nicolas Champ, Université Bordeaux-Montaigne, « Exilés en leur patrie » ? Châtelains et empreinte catholique en haute Saintonge au XIXe siècle.

9h50 Guillaume Poisson, Université de Lausanne, Une chapelle catholique dans un château protestant en Suisse. Le cas de Coppet.

10h15     Discussion et pause.

La chapelle castrale au XIXe siècle, usages et fonctions

10h45 Bertrand Goujon, Université de Reims Champagne-Ardenne, Le XIXsiècle : âge d’or ou chant du cygne des chapelles castrales en France ?

11h10 Claude-Isabelle Brelot, Université Lyon2, Fonctions et usages des chapelles castrales dans la noblesse provinciale (1800-1939) : dévotions privées et « trésors » patrimoniaux.

11h35 Discussion

11h50 Marc Agostino, Université Bordeaux-Montaigne, Conclusions des Rencontres

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RESERVATION CONFÉRENCE VISITE

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Adresse :

Tél :

E-mail :

S’inscrit à l’excursion du samedi 26 septembre à Château-l’évêque (conférences, visite commentée du château, déjeuner)

Aller et retour en car à partir de Périgueux : départ à 9h, Allées de Tourny ; retour prévu vers 18h30.

Bulletin à retourner à :

Joëlle Chevé, 11 avenue de Lattre de Tassigny, 24000 Périgueux, accompagné du règlement par chèque bancaire à l’ordre des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord (30 euros par personne).

Date limite d’inscription : 15 septembre 2015

 

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Appel à communication

Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord, 25, 26, 27 septembre 2015

Le château, le diable et le bon dieu…

            Chaque année depuis plus de vingt ans, l’association des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord, présidée par Anne-Marie Cocula, organise un colloque réunissant des chercheurs de tous horizons autour de la thématique de l’histoire des châteaux européens, sur la longue durée, du Xe au XXIe siècle. Proposée par notre collègue Jean-Marie Constant, la thématique retenue pour octobre 2015, Le château, le diable et le bon dieu, contient en elle-même tous les aspects propres à ces colloques : archéologie, histoire, littérature, arts mais aussi bien d’autres disciplines. Plusieurs pistes de réflexion pourront être abordées :

- Un premier axe est constitué par l’étude des lieux de culte propres aux châteaux : on désigne ainsi toutes les formes de chapelles et, plus tard, de temples, intégrées dans l’espace occupé par le château quel qu’il soit. On n’oubliera pas les mosquées existant dans certains « châteaux » d’al-Andalus dont les modes de fonctionnement peuvent offrir des éléments de comparaison avec l’Occident chrétien. Des études de cas s’imposent pour tenter de dégager une typologie dépendante de l’évolution chronologique, de la situation des lieux de culte, de leur construction, de leurs décors, de la diversité de leurs destins à travers les siècles pour aboutir, aujourd’hui, à d’autres fonctions. Au sein de monographies, de synthèses ou de comparaisons, on accordera une importance particulière aux résidences épiscopales, voire pontificales, aux demeures dévolues aux séjours de la belle saison et aux risques encourus par leurs propriétaires au temps des guerres de religion qui font d’elles des cibles difficiles à défendre, donc faciles à saccager.

- Un deuxième thème s’articule autour de la société châtelaine dans ses rapports avec l’Église établie mais aussi de la définition et de la place d’une microsociété cléricale attachée au service des habitants du château, ceci selon une évolution traversée de crises qu’il serait bon de mettre en valeur à travers des exemples européens liés à la diffusion du protestantisme et de la réforme catholique, aux mouvements révolutionnaires, au renouveau catholique du XIXe siècle, puis au déclin religieux de l’époque contemporaine. Cette longue collaboration seigneuriale et cléricale dans un cadre et sur un territoire restreints n’exclut pas les conflits multiples entre clergé et noblesse.

- Un troisième champ d’étude englobe les pratiques religieuses propres aux habitants des châteaux, qu’elles soient orthodoxes ou hétérodoxes. Ces populations ont-elles développé des formes particulières de dévotion? La religion protestante accorde une place importante au culte familial qui, dans le cadre de la demeure seigneuriale bénéficie de formes de reconnaissance dans les édits du XVIe siècle, en particulier dans l’édit de Nantes. L’archéologie permet d’identifier des objets de culte et des pratiques funéraires. Les inventaires des bibliothèques témoignent des lectures religieuses licites ou illicites des châtelains. Bien des documents attestent de formes diverses de religiosité : sorcellerie et autres pratiques magiques, possession et spiritisme, le château pouvant être le siège de manifestations paranormales, mais aussi lieu de l’exorcisme et de la répression, cadre donc de la confrontation du diable et du bon dieu envisagée dans le titre des Rencontres 2015. Finalement, les châteaux, lieux clos et protégés du dehors, ont-ils favorisé des pratiques religieuses spécifiques et exacerbé les passions parmi leurs habitants ? L’enfermement possible, qui n’est pas sans rappeler celui des cloîtres et des couvents, peut aboutir parfois aujourd’hui à des formes de retraites dans des ashrams, voire de séquestration par des sectes.

Nombreux sont donc les domaines concernés par la thématique retenue pour le colloque 2015 et qui ouvrent aux communications un champ de possible sans limites : littérature, théâtre, cinéma, musique….seront bien accueillis par les responsables de ces Rencontres. Il s’agit, en particulier, d’une lutte en champs clos entre le Bien et le Mal avec pour cadre les châteaux dans la très longue durée : toutes les implications de ce conflit majeur seront prises en considération si elles se fondent sur des lieux, sur des événements, sur des personnages ou des témoignages archéologiques en Europe.

Les propositions de communications (environ 1500 signes), accompagnées d’une brève biobibliographie de l’auteur doivent être adressées au plus tard le 15 janvier 2015 à Dominique Picco, secrétaire des Rencontres. Par voie électronique : dominique.picco@u-bordeaux-montaigne.fr

Par voie postale : Université Bordeaux-Montaigne, UFR humanités, Département histoire, Campus universitaire, 33607 Pessac cedex

 

( 9 septembre, 2014 )

Rencontres 2014

XXIIe Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord,

À la table des châteaux

26, 27, 28 septembre 2014

Périgueux

Bibliothèque municipale, salle Jean Moulin Entrée gratuite

En septembre dernier, nous avons visité les cuisines, caves, celliers et autres dépendances de châteaux français et européens du Moyen Âge à nos jours, dont le Périgord, pour ne citer que les Bories, Jumilhac ou Biron, offre de magnifiques exemples. Conception, localisation et aménagement des espaces, organisation et fonctionnement de tables princières, figure souvent oubliée du cuisinier de grande maison : autant de « mises en bouche » qui appellent des réponses plus roboratives. Ainsi, une « brigade toquée » d’archéologues et d’historiens s’est invitée aux tables des petits châtelains provinciaux comme des grands princes souverains, traquant, de la salle à manger aux banquets champêtres, la singularité, la qualité et la quantité des mets, le luxe du mobilier et de la vaisselle, les usages de table, les pratiques sociales, le rôle des domestiques « de bouche » et leur place dans la hiérarchie des gens du château. Les archéologues, fouillant les « poubelles » des forteresses médiévales, ces dépotoirs où l’on retrouve mêlés vaisselle brisée, ossements animaux, déchets en tout genre, débris végétaux et pollens, offrent la vision de tables souvent frugales sur lesquelles trônent les produits de la chasse du seigneur, de ses verger, potager et poulailler, le tout assaisonné parfois de précieuses épices venues à grands frais d’Orient. En comparaison, les somptueuses tables italiennes de la Renaissance, véritables cènes profanes immortalisées par les poètes et les peintres, entre bosquets et fontaines, statues antiques, musiciens charmeurs et galants domestiques, semblent l’annonce de joies ‑du palais‑paradisiaques. L’aristocratie française des XVIIe et XVIIIe siècles met plus de formes et de contraintes à des pratiques qui, au-delà des plaisirs gustatifs, participent à la mise en scène de sa prééminence sociale. La création au début du XVIIsiècle d’une pièce réservée aux repas, la salle à manger, témoigne de cette volonté d’en faire le théâtre d’une sociabilité mondaine qui se nourrit de mets délicats autant que d’objets luxueux et de conversations distinguées, le tout à l’usage d’une compagnie choisie. Un modèle qui se répand dans toute l’Europe et que même les officiers de la marine royale, dans les châteaux arrière de leurs vaisseaux, tentent de retrouver entre batailles et tempêtes ! Mais c’est le contenu des assiettes qui réserve le plus de surprises. Au XVIIe siècle, les yeux de veau étaient considérés comme le morceau le plus friand de la bête ! Quant à Louis XV, il se régalait d’oreilles de faon, d’agneau et de mouton servies en éventail et assaisonnées de basilic. Pour ne rien dire des crêtes et couillons de coq, délices des dames galantes de Brantôme… Autres temps, autres mets, que l’Histoire nous permet de goûter à petites bouchées, à travers les exemples précis que propose ce colloque. Mais les châteaux évoquent aussi une abondance aux dérives attendues : indigestions, empoisonnements, ivresse, débauche… Une image très éloignée de la frugalité étudiée et distinctive des châtelains des XIXe et XXe siècles, mais que le cinéma  diffuse à grand renfort de scènes gargantuesques s’abîmant dans le sang. Entre réalités et fictions, invitez-vous à ce festin des oreilles et des yeux, incontournable rendez-vous de l’archéologie et de l’histoire en Périgord depuis plus de vingt ans.

PROGRAMME

fichier pdf programme 2014

 VENDREDI 26 SEPTEMBRE

9h00  Accueil des participants

9h30  Ouverture du colloque par Anne-Marie Cocula, présidente des Rencontres

Actualités de l’archéologie en Aquitaine

10h  Hélène Mousset, Sra DRAC Aquitaine, Mathilde Regeard, archéologue, Conseil général de la Dordogne, Le château de Campagne (Dordogne), suivi archéologique des restaurations.

10h25       Xavier Charpentier, archéologue, Un site de transformation et de stockage à Aubie-et-Espessas (Gironde).

10h50       David Souny, archéologue, Le Palais Cardinal à Saint-Emilion (Gironde).

11h15 Discussion et pause

Nourritures châtelaines

11h45            Marie-José Beaudouin, professeur de lettres, Béatilles, rognons de coq et autres exquises menusailles.

12h15            Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants.

 Du XVIIe au XIXe siècle, permanences et mutations

14h30            Claire Buchet, Université Paris XIII, La table aristocratique au XVIIe siècle, un enjeu de pouvoir.

14h55            Cécile Lestienne, Université Paris-Sorbonne, La salle à manger dans le château français (XVIIe-XVIIIe siècles) : une typologie particulière ?

15h20            Christophe Morin, Université de Tours, À la table du château : le chaud et le froid.

15h45            Discussion et pause.

16h15            Christina Egli, Musée Napoléon Thurgovie, Deux châteaux, deux femmes : des conceptions complémentaires dans la tenue du ménage et du budget.

16h40            Claude-Isabelle Brelot, Université Lyon2, Le chaud-froid et les singularités de la table du château.

17h00            Discussion.

 

SAMEDI 27 SEPTEMBRE

Tables provinciales

9h00  Marie Casset, Université Bretagne-Sud, Recevoir et honorer ses pairs. Les banquets nobles au château de Hambye (Manche) au début du XVe siècle. 

9h25  Frédéric D’Agay, docteur en histoire, De la cuisine à la salle à manger dans les châteaux en Provence à l’époque moderne.

9h50  Sihem Kchaou, Université de La Manouba (Tunisie), L’organisation de la table du prince de Tingry dans ses châteaux de Beaumont et d’Avernes au XVIIIe siècle.

10h15            Discussion et pause.

Représentations d’hier et d’aujourd’hui

10h45            Laurent Bolard, Université Paris IV, Festoyer au jardin. de Boccace à Véronèse, les espaces extérieurs du banquet.

11h10            Josette Costes et Virgine Houadec, Université de Toulouse 2, Les repas au château dans les illustrations  des livres pour la jeunesse.

11h35            Yohann Chanoir, Université de Reims, De la chair au sang ! Les excès de table dans les châteaux au cinéma.

12h00            Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants.

14h30            Les goûts des palais : boire et manger au château dans le cinéma, conférence de Yohann Chanoir, Université de Reims, accompagnée de projections d’extraits de films.

17h00            Réunion du conseil scientifique et du conseil d’administration de l’association.

DIMANCHE 28 SEPTEMBRE

Tables d’ailleurs

9h30  Michel Vergé-Franceschi, Université de Tours, Boire et manger dans le château-arrière des vaisseaux du Roi aux XVIIe et XVIIIe siècles.

9h55  João Vieira calda, Université de Lisbonne, Les salles à manger dans les châteaux européens du XVIIIe siècle et leur diffusion au Portugal.

9h50  Discussion et pause.

De la table du roi à celle du président

10h20            Sandrine Krikorian, docteur en histoire de l’art, Chocolat et café aux menus de la table de Louis XV au château de Choisy.

10h55            Bernard Lachaise, Université Bordeaux-Montaigne, Une reine à la table du président de la République : Éisabeth II à l’Elysée, 1957-2014.

11h20            Discussion

Madeleine Ferrières, Université Aix-Marseille, Conclusions des XXIIe Rencontres.

RÉSERVATION CONFÉRENCE PROJECTION

 Nom : Prénom : Adresse : Tél : E-mail :   S’inscrit à la conférence-projection du samedi 27 septembre 2014, 14h30, auditorium de la Bibliothèque municipale, salle Jean Moulin. Bulletin à retourner à Joëlle Chevé, 11 avenue de Lattre de Tassigny, 24000 Périgueux, accompagné du règlement par chèque bancaire à l’ordre des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord (5 euros par personne).

Date limite d’inscription : 15 septembre 2014

 

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( 14 décembre, 2012 )

Rencontres 2013

XXIe RENCONTRES D’ARCHÉOLOGIE ET D’HISTOIRE EN PÉRIGORD

Châteaux, cuisines et dépendances

27 au 29 septembre 2013

Périgueux

Bibliothèque municipale, salle Jean Moulin
Entrée gratuite

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Ce thème associe étroitement châteaux, cuisines et dépendances de manière à dégager l’existence et la mise en œuvre des pratiques destinées à nourrir la population, plus ou moins nombreuse, vivant au château, qu’elle soit ou non sédentaire. Cette approche à plusieurs dimensions prend en compte la complémentarité de ces trois éléments, s’inscrivant dans une démarche pluridisciplinaire (archéologie, histoire, histoire de l’art, cinéma) et dans la longue durée qui, du Moyen Âge à nos jours et à propos du château, caractérise les Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord depuis plus de vingt ans.
Les données archéologiques concernant les cuisines permettent l’analyse des différences entre les pays et les régions ainsi que leur évolution au cours des temps. Études de cas et synthèses s’intéressent à l’emplacement, à la taille des cuisines, à leurs aménagements, à leur mobilier, sans oublier l’outillage culinaire et la vaisselle.
L’étude des sources d’approvisionnement en nourriture révèle la place des ressources locales liées au système seigneurial : produits de la chasse ou de la réserve seigneuriale avec ses garennes, ses pigeonniers, ses vergers et ses potagers. Quant aux denrées venant de l’extérieur, parfois de très loin, elles révèlent une spécificité châtelaine par rapport à la nourriture d’un autre environnement, rural ou urbain. Les impératifs de conservation du ravitaillement et les lieux de stockage constituent un autre thème essentiel de ce colloque. À côté du rôle prépondérant des caves et des greniers, s’ajoute celui des silos et autres réserves collectives. Tout aussi vital, pour la cuisine comme pour toute la vie châtelaine, est l’accès à l’eau tout comme sa conservation
Les points précédents conduisent à l’étude des modes de cuisson et des pratiques culinaires. Les façons de cuisiner, les recettes, l’apparition des traités culinaires et autres ouvrages annoncent l’avènement d’une gastronomie châtelaine. L’examen des livres de comptes permet de suivre au quotidien les manières de se nourrir avec ses variations saisonnières, interannuelles, générationnelles ou « genrées ».
Les personnels de cuisine ne sont pas oubliés à travers la multiplicité de leurs fonctions et leur hiérarchisation. Quelques portraits de cuisinières ou de cuisiniers réputés illustrent leurs relations avec les seigneurs, les châtelains, voire avec les princes et les rois.
Des cuisines à la table, ce colloque envisagera également les étapes du service : parcours plus ou moins long et ritualisé, selon les types de châteaux et les époques, selon la qualité de leurs détenteurs, leur rôle politique ou militaire ou encore la qualité des invités.

La visite du château des Bories, situé sur la commune d’Antonne-et-Trigonant, sur les bords de l’Isle, permettra de nourrir la réflexion sur le thème du colloque. Sa construction par la famille de Saint Astier remonte à la fin du XVe siècle et aux premières années du siècle suivant. On peut y admirer de magnifiques cuisines, célèbres non seulement en Périgord mais dans la France entière, que la famille Lary de Latour, propriétaire des lieux, entretient avec soin comme l’ensemble du domaine.

VENDREDI 27 SEPTEMBRE             Bibliothèque municipale
8h45    Accueil des participants
9h00    Ouverture du colloque par Anne-Marie Cocula, présidente des Rencontres.

Actualités de l’archéologie en Aquitaine
-Hervé Gaillard, Sra DRAC Aquitaine, Yan Laborie, Musée de Bergerac, Archéologie des églises en Périgord autour de l’an mil : l’exemple de Vicq (commune de Pressignac-Vicq, Dordogne).
-Philippe Calmette, INRAP, Périgueux et Aire-sur-l’Adour : nouvelles informations sur deux cathédrales.
-Hélène Mousset, Sra DRAC Aquitaine, Bilan de l’archéologie médiévale en Aquitaine pour l’année 2012.
10h45 Discussion et pause

Archéologie des cuisines châtelaines
11h15     Aurélia Borvon, UMR 7041 Nanterre, et Anne-Marie Flambard-Hericher, Université de Caen, Aménagement de la cuisine et alimentation carnée au château Ganne (La Pommeryae, Calvados XIe-XIIIe siècles).
11h40    Élisabeth Sirot, Université Lyon 2, L’eau et le feu dans les cuisines des maisons fortes (XIIe-XVIe siècles).
12h05     Laurent Beuchet, INRAP Rennes, et Benoît Clavel, CNRS Paris, Les cuisines et l’alimentation dans un château breton au Moyen-âge : l’exemple du Guildo (Côtes-d’Armor).
12h30    Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants.

De la cuisine à l’alimentation des châteaux
14h30     François Blary, Université de Picardie, Archéologie des grandes cuisines seigneuriales des XIVe et XVe siècles à partir de l’étude de Château-Thierry (Aisne).
14h55     Alain Salamagne, Université de Tours, Cuisines du château.
15h20    Xavier Pagazani, Université Paris-Sorbonne, À la table des nobles campagnards en Haute-Normandie au XVIe siècle. Architecture et vie sociale.
15h45    Discussion et pause.
16h15    Ricardo Benito Izquierdo, Université de Castille (Espagne), L’alimentation dans la forteresse d’AL-Andalus : Vascos (Toledo).
16h40     Joao Vieira Caldas, Université de Lisbonne (Portugal), Les cuisines des maisons de la noblesse portugaise à la campagne.
17h05    Discussion.
17h30    Réunion du conseil scientifique et du conseil d’administration de l’association.

SAMEDI 28 SEPTEMBRE                Bibliothèque municipale
Tables princières de France et d’ailleurs
9h00    Elisabeth Latremolière, château de Blois, Cuisine et tables royales : les objets témoignent .
9h25    Thierry Franz, Université de Lorraine, Entre apparat et commodité : le service de la table des ducs de Lorraine à Lunéville au XVIIIe siècle.
9h50     Philippe Meyzie, Université de Bordeaux, Xavier de Saxe dans son château de Pont-sur-Seine : la table d’un prince européen du XVIIIe siècle.
10h15    Discussion et pause.
10h45    Yohann Chanoir, Université de Reims, La cuisine des palais au cinéma : une mise en (s)cène ?
11h10     Elisabeth Caude, château de La Malmaison, Cuisines, caves et dépendances de Malmaison à l’époque de l’impératrice Joséphine.
11h35    Milena Lendorova, Université de Pardubice (République Tchèque), Savoir manger, savoir vivre au tournant des siècles d’après le Recueil des recettes de la comtesse Schlick.
12h00 Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants.

Excursion au château des Bories (Antonne-et-Trigonant)

DIMANCHE 29 SEPTEMBRE             Bibliothèque municipale
La cuisine des châteaux : organisation et personnels
9h00    Sihem Kchaou, Université de Tunis, Les services de bouche dans les châteaux des Harlay de Beaumont (XVIIe-XVIIIe siècles).
9h25    Aurélie Chatenet-Calyste, Université de Lorraine, Organisation et fonctionnement des cuisines d’un château près de Paris au XVIIIe siècle : l’exemple du château de Triel.
9h50    Nelly Faure, Université de Clermont, Dans les cuisines des châteaux d’Auvergne au XIXe siècle.
10h20 : Discussion et pause.
10h45    Madeleine Ferrières, Université d’Aix-Marseille, Le cuisinier au château : un illustre inconnu?
11h10    Claude-Isabelle Brelot, Université Lyon 2, Cuisinier et cuisinière aux fourneaux du château (1820-1930).
11h35      Discussion.
12h05     Danièle Alexandre-Bidon, CNRS-Paris, Conclusions des Rencontres.

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INSCRIPTION À L’EXCURSION
Nom :
Prénom :
Adresse :
Tél :
E-mail :
S’inscrit à la visite commentée du château des Bories (Antonne-et-Trigonant) du samedi 28 septembre 2013
Aller et retour en car à partir de Périgueux : départ à 14h30 des allées de Tourny (retour prévu vers 18h).
Bulletin à retourner à Joëlle Chevé, 11 avenue de Lattre de Tassigny, 24000 Périgueux, accompagné du règlement par chèque bancaire à l’ordre des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord (15 euros par personne, 25 euros par couple).

Date limite d’inscription : 20 septembre 2013


 

( 29 août, 2012 )

Rencontres 2012

XXe Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord

Périgueux

28, 29 et 30 septembre 2012.

L’amour au château

fichier pdf 2012 affiche

À la multiplicité des formes de châteaux déclinées dans les dernières Rencontres répond la richesse des formes et des expressions de l’amour. Pour la seule période moderne, de récentes publications révèlent les nombreuses facettes de cette « passion de l’âme qui », selon Furetière dans son Dictionnaire (1690), « nous fait aimer quelque personne ou quelque chose ». Associer ce « sentiment par lequel le cœur se porte vers ce qui paraît aimable, et en désire la possession » avec le château conduit à envisager ce dernier comme moteur, résultat, décor vécu ou représenté de la relation amoureuse. Cette nouvelle déclinaison châtelaine répond aux principes de transversalité des périodes et de pluridisciplinarité (archéologie, géographie, histoire, histoire de l’art, littérature, sociologie) qui ont concouru à l’élaboration des précédentes Rencontres.
Quel rôle l’amour a-t-il joué dans la construction, la rénovation, les transformations architecturales ou la destruction des châteaux à travers les âges ? Les situations de tension allant de l’amour passion, aux désamours, ruptures, défaveurs et séparations, sans oublier les deuils, se sont traduites parfois dans l’histoire des châteaux sous des formes variées. Elles ont pu engager leur avenir, décider de leur naissance, de leur déclin, voire de leur abandon ou de leur démolition volontaire.
Comment le château a-t-il pu favoriser l’épanouissement des relations amoureuses, la conclusion et la célébration d’unions, la formation de couples légitimes ou non ? Des aménagements intérieurs de lieux, parfois exclusivement féminins, servent de cadre à l’expression de sentiments et de formes diverses de sexualité. Ils ont pu permettre la cohabitation entre épouses et maîtresses, entre enfants légitimes et bâtards. La littérature, les arts et le cinéma fourmillent de représentations de ces situations et de leur cadre châtelain.
Des cours d’amours médiévales aux rencontres clandestines en passant par le libertinage du XVIIIe siècle, le château est par excellence lieu d’expression de multiples formes de relations amoureuses : passion amoureuse, relation homosexuelle ou hétérosexuelle, amour conjugal et stratégies matrimoniales, amour adultère, amour ancillaire, rapports sexuels contraints. Lieux clos souvent isolés, ils sont refuges mais aussi lieux de tensions et d’enfermement, de dérives et de dérapages, de trahisons, de crimes passionnels, scandales de mœurs, libertinages, « parties fines », amours tarifés…Ces relations amoureuses ont eu des incidences démographiques, sur l’évolution des lignages nobles, les stratégies matrimoniales, le sort et la destinée des fruits des amours clandestines et/ou défendues.
La visite du château de Richemont que se fit construire Pierre de Bourdeille, le célèbre Brantôme, fin analyste des relations amoureuses à la Renaissance, toujours propriété de ses lointains descendants au gré d’unions et l’alliances successives, prolongera la réflexion sur les liens entre amours et château.
PROGRAMME

VENDREDI 28 SEPTEMBRE             Bibliothèque municipale
8h45    Accueil des participants
9h00    Ouverture du colloque par Anne-Marie Cocula, présidente des Rencontres
9h15    Actualités de l’archéologie en Aquitaine :
Hervé Gaillard, Sra DRAC Aquitaine, « Maison du Chevalier », Paussac (Paussac-et-Saint-Vivien, Dordogne).
Natacha Sauvaître, HADES, Les fouilles de l’Abbaye Saint-Sour, Terrasson-la-Villedieu (Dordogne).
Séverine Mages, archéologue, Le Moulin des Tours de Barbaste, Nérac (Lot-et-Garonne).
Hélène Mousset, Sra DRAC Aquitaine, Bâti de bourgs, quelques exemples en Lot-et-Garonne.
10h45 Discussion et pause
Amour et lignage
11h15    Élisabeth Sirot, Université Lyon 2, Ce que les vestiges nous disent des lieux de l’amour dans les châteaux et les maisons nobles du XIIIe au XVe siècle.
11h40    Marie-Lise Fieyre, Université Paris 7, Bâtards, châteaux et stratégies dans la famille ducale de Bourbon (XIVe-XVIe siècles).
12h05    Alain Kersuzan, Université Lyon 2, Le château de Pont-d’Ain, berceau des comtes et ducs de Savoie(XIVe-XVIe siècles).
12h30    Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants.

Amour et politique
14h30     Laurent Bolard, Université Paris IV, De palais en châteaux : parcours du crime et de la passion.
14h55     Véronique Garrigues, Université de Toulouse 2, Vie de châteaux : le roi, ses femmes et les petits princes (France-Angleterre, XVIIe siècle).
15h20    Joëlle Chevé, historienne et journaliste, Entre reine de nuit et belles de jour, la géographie et l’économie amoureuses des châteaux du Roi Soleil.
15h45    Discussion et pause.
16h15    Michel Vergé-Franceschi, Université de Tours, Les amours difficiles de Louise de Keroualle.
16h45     Robert Hérin, Université de Caen, Amours au château de Vascoeuil (Eure) : Michelet, Reclus et autres.
17h05    Discussion.
17h30    Réunion du conseil scientifique et du conseil d’administration de l’association.

18h00 Conférence de Danièle Alexandre-Bidon, Le château des dames : amour et troubadours dans la bande dessinée, organisée par les Archives départementales de la Dordogne, 9 rue Littré..

SAMEDI 29 SEPTEMBRE                Bibliothèque municipale
Représentations littéraires
9h00    Jean Roux, occitaniste, et Jean-Claude Sallaberry, Université Bordeaux 4, Les troubadours et la mutation de la représentation de l’amour aux XIIe et XIIIe siècles.
9h30    Maurice Daumas, Université de Pau et des Pays de l’Adour, Le retour d’Ulysse en son château. Un obscur chef-d’œuvre de la Renaissance : Ulysse et Pénélope.
9h55     Nicole Pellegrin, IHMC/CNRS-ENS Paris, « Châteaux d’Harlowe et de Grandisson, je vous connais comme la maison de mon père ». Richardson, l’amour conjugal et la Révolution entre Poitiers, Coblentz et Paris.
10h20    Discussion et pause.
10h50    Alain Sebbah, Université Bordeaux 3, Les châteaux de l’amour impossible.
11h15     Laure Hennequin, Université de Strasbourg, « Le bonheur le plus pur dans les bras de l’Amour » : les jeux  de l’amour des demoiselles de Berckheim au château de Schoppenwihir.
11h40    Josette Costes et Virgine Houadec, Université de Toulouse 2, Le château, quelle valeur ajoutée aux modèles amoureux dans la littérature de jeunesse ?
12h10 Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants.

14H00 Excursion au château de Richemont (près Brantôme).

DIMANCHE 30 SEPTEMBRE             Bibliothèque municipale
Déviances et crimes
9h00    Renaud Bueb, Université de Franche-Comté, Crimes et déviance sexuelle dans le droit pénal d’Ancien Régime : le cas des châtelains et seigneurs.
9h25    Roger Baury, Université de Lille 3, L’adultère au château.
9h50    Discussion et pause.
10h30    Claude-Isabelle Brelot, Université Lyon 2, Amours clandestines et amours ancillaires au château (XIXe siècle).
10h55    Olivier Sabarot, Université Lyon 2, Châtelains et interventions parajudiciaires dans les affaires de violences sexuelles (Saône-et-Loire, 1909-1911).
11h20     Yohann Chanoir, Université de Reims, Du boudoir… au lupanar ! Quand le cinéma dévoile… l’amour au château.
11h45 Discussion.
12h00     Maurice Daumas, Université de Pau et des Pays de l’Adour, Conclusions des Rencontres.

INSCRIPTION À L’EXCURSION

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E-mail :

S’inscrit à la visite commentée du château de Richemont (près Brantôme) du samedi 29 septembre 2012.
Aller et retour en car à partir de Périgueux : départ à 14h00 des allées de Tourny (retour prévu vers 17h30).
Bulletin à retourner à Joëlle Chevé, 11 avenue de Lattre de Tassigny, 24000 Périgueux, accompagné du règlement par chèque bancaire à l’ordre des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord (15 euros par personne, 25 euros par couple).

Date limite d’inscription : 15 septembre 2012

Conseil d’administration
Présidente : Anne-Marie Cocula
Vice-présidents : André Bazzana, Joëlle Chevé, Michel Combet
Secrétaire : Dominique Picco
Trésoriers : Frédéric Boutoulle et Annie Dom
Membres : Roger Baury, Claude-Isabelle Brelot, Jean-Marie Constant, Robert Hérin, Bernard Lachaise, Philippe Loupès, Christine Mazolli-Guintard, Josette Pontet, Mathilde Regeard

( 5 décembre, 2010 )

Rencontres 2011

Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord auront lieu à Périgueux

23, 24 et 25 septembre 2011

Châteaux en ruines

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pdf programme Rencontres 2011

Après avoir évoqué la naissance et les métamorphoses du château, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, il était logique – et attendu – que les Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord se tournent vers les châteaux en ruines.Mais, la ruine peut-elle être un objet d’étude ? L’archéologue répond qu’elle est souvent son matériau premier, le point d’ancrage de ses premières interrogations, la réalité brute à partir de laquelle il organise son chantier. Une autre approche, indispensable pour répondre à la vocation archéologique des Rencontres, prend en compte la démarche scientifique qui permet une interprétation parfois difficile des ruines. Viennent alors, la fouille terminée, les inévitables soucis de conservation, dont l’objectif se résume souvent à tenter d’éviter que le château n’offre désormais l’aspect d’une ruine de ruine !Les approches historiques, très diverses selon les pays européens, abordent les phases de décadence, de destruction, de disparition plus ou moins complète, plus ou moins « programmée » par l’histoire ou par une volonté individuelle, une décision royale ou révolutionnaire. Selon les espaces on est amené à évoquer des ruines volontairement provoquées, par exemple pour ramener à l’obéissance des nobles ou pour partir en guerre contre les signes les plus visibles de la féodalité.                  À côté d’une approche archéologique et historique, ces Rencontres accordent une large place à la représentation des ruines. Si le Moyen Âge représente peu les ruines, la Renaissance et l’époque moderne les découvrent comme décor où évoluent princes ou bergères. Cependant le château n’y figure qu’exceptionnellement, la représentation privilégiant les vestiges de l’Antiquité gréco-romaine. Dans le domaine de l’esthétique, des changements s’annoncent au cours du xviiie siècle puis la vision romantique des châteaux en ruines s’impose pendant tout le xixe siècle comme décor de roman, de théâtre ou d’opéra, souvent cadre d’une psychologie du déclin et de la chute.Le XIXe siècle est également marqué par « l’invention du patrimoine » dont les pionniers – Mérimée, Viollet‑le‑Duc – entreprennent de sauver les monuments en ruines par d’audacieuses restaurations. Inspirées par une exaltation parfois éloignée de la réalité, elles aboutissent à une transformation, voire à une métamorphose, ou une réinvention du château préexistant.
Enfin, les ruines ont-elles un avenir ? Se posent en effet les délicats problèmes de la protection (inscription, classement à l’inventaire des Monuments Historiques), d’une éventuelle restauration et de l’ouverture au public conditionnée par une mise aux normes de sécurité très contraignante et souvent « défigurante ». D’autres perspectives d’accès à la visite sont proposées, soit directement par des aménagements attractifs comme la transformation des cours intérieures en parc floral – et les douves en jardin potager ! –, soit par la médiatisation du livre, du film ou des reconstitutions en “3 D”. Autant d’avancées technologiques suggérant une réflexion plus large sur la virtualisation du patrimoine…

PROGRAMME VENDREDI 23 SEPTEMBRE  Bibliothèque municipale

8h45 Accueil des participants

9h00 Ouverture du colloque par Anne-Marie Cocula, présidente des Rencontres

9h15 Actualités de l’archéologie en Aquitaine :

Philippe Jacques, enseignant, Les fouilles de La-Test-de-Buch (Gironde)

Jean‑Luc Piat, Bureau d’investigations archéologiques Hadès, Une maison enfermée : archéologie du bâti de la maison  forte de Gentein à Ordiarp (Pyrénées-Atlantiques)

Hélène Mousset, SRA DRAC Aquitaine, Le château de La Force (Dordogne) : résultats des prospections géophysiques

10h30Discussion

10h45  Pause

Châteaux européens

11h00  Marie Henrion, Université catholique de Louvain, Châteaux-forts des XIIIe et XIVe siècles en Région Walllone (Belgique) : état de conservation et restauration des ruines

11h25 Christine Mazzoli-Guintard, Université de Nantes, Carlos Calvo Aguilar, mairie d’Alcalá la Real, De la ruine aux restaurations, le château de La Mota (Alcalá la Real, Jaén, Espagne)

11h50  Julian Montemayor, Université de Toulouse, Châteaux en ruines et constructions identitaires régionales et locales dans l’Espagne contemporaine

12h15 Discussion

Déjeuner

Châteaux aquitains

14h30  Bernard Larrieu, éditeur, A l’aube de la castellologie, la Guyenne militaire de Léo Drouyn

14h55  Céline Piot, enseignante, Quand Viollet-le-Duc voulut transformer le château de Nérac

15h20  Sylvie Faravel, Université de Bordeaux, Histoire de ruines : entre disparition et conservation le cas des châteaux de l’Entre-deux-Mers

15h45  Discussion

16h00  Pause

Diverses formes de valorisation

16h15  Laurent D’Agostino, Bureau d’investigations archéologiques Hadès, Christophe Guffond, SDA Haute‑Savoie, et Olivier Veissière, Vessière patrimoine numérique, De l’étude à la valorisation : les châteaux d’Allinges et le projet européen AVER – Des montagnes de châteaux

16h45  Didier Ryckner, rédacteur en chef de la Tribune de l’art, Le château de Blandy‑les–Tours, le château fort le plus neuf de Seine-et-Marne.

17h05 Discussion

17h30 Réunion du conseil scientifique et du conseil d’administration de l’association

SAMEDI 24 SEPTEMBRE   Bibliothèque municipale

De la ruine à la légende…

9h30 Nicolas Payraud, SDA Eure-et-Loir, Le démantèlement des châteaux ou les textes face à la réalité archéologique

9h55 Fabrice Cayot,Université de Bourgogne, La démolition des châteaux bourguignons

10h20 Caroline Callard, Université Paris IV-Sorbonne, La ruine et son fantôme : le château de Bicêtre

10h45 Discussion

11h00  Pause

11h15 Yves-Marie Bercé, membre de l’Institut, La belle au bois dormant ou l’imaginaire des châteaux en ruine au XVIIe siècle

11h40  Déborah Lo Mauro, Université libre de Bruxelles, La « prise de pouvoir » des châteaux ruines sur les ruines antiques. Évolution de la « considération picturale des ruines »

12h05 discussion

Déjeuner

Excursion au château Barrière (Périgueux)

DIMANCHE 25 SEPTEMBRE   Bibliothèque municipale

Représentations d’hier et d’aujourd’hui

9h00 Roger Baury, Université de Lille, La noblesse, le peuple et les ruines, de l’époque moderne à nos jours

9h25 Jean‑Marie Wiscart, Université de Picardie, Du passé, faire table rase ? Folleville, Heilly, Regnière‑Écluse : trois ruines romantiques dans la Somme, trois grands seigneurs, trois destinées

9h50 Discussion

10h15  Pause

10h30  Yohann Chanoir, Université de Reims, Vampires, démons, fantômes, serial-killers et autres criminelsLes châteaux en ruine au cinéma : territoire du Mal et antre du Malin

10h55 Danièle Alexandre‑Bidon, EHESS, Les ruines castrales, de l’enluminure à la bande dessinée

11h20  Discussion

11h35  Philippe Loupès, Université de Bordeaux, Conclusions des Rencontres.

 

pdf appel 2011

( 10 novembre, 2008 )

Présentation des Rencontres

    L’association loi 1901, Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord, présidée par Anne-Marie Cocula, professeur d’histoire moderne et ancienne présidente de l’université Bordeaux3, soutenue par les collectivités locales (Mairie de Périgueux, Conseil général de Dordogne, Conseil régional d’Aquitaine), l’IUFM d’Aquitaine, l’Université de Bordeaux (Ausonius et CEMMC), organise chaque année, à Périgueux, le dernier week-end de septembre, un colloque centré sur la thématique du château du Moyen-âge à nos jours.

 

Au commencement étaient, en 1984, à l’initiative de Charles Higounet et d’André Chastel, les Rencontres de Commarque, du nom du château médiéval dont les ruines ont été lentement exhumées de la forêt périgourdine et partiellement restaurées ou consolidées. Sous la direction d’André Debord, elles prirent en 1993 le nom de Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord et reposent depuis sur le même principe : nourrir une réflexion historique dans la longue durée autour du château, en tant qu’acteur principal, associé, chaque année, à un nouveau partenaire pour former avec lui un « couple » voué au destin habituel de toutes les alliances, avec leurs rapprochements, leurs tensions et leurs déchirements. À l’origine, il ne semblait pas évident de la continuer aussi longtemps, ne serait-ce que par crainte d’épuiser le sujet…Or, la succession des colloques et le renouvellement de leurs apports montrent que la fin de l’histoire du château n’est pas d’actualité.
L’essentiel de cette démarche met efficacement en jeu les apports d’une pluridisciplinarité mise en oeuvre dès les premières Rencontres entre archéologie et histoire, mais qui, depuis, s’est élargie en accueillant aux côtés de la sociologie, de la géographie, de l’histoire de l’art, des spécialistes de philosophie, de littérature, de cinéma et de théâtre, sans négliger la curiosité des historiens pour des disciplines proches de la leur qu’ils abordent à leur manière. Enfin, de colloque en colloque, a grandi l’intérêt pour les études de cas, toujours exemplaires en dépit d’une singularité très prégnante quand il s’agit du château au pluriel. Il se traduit par un déplacement sur le terrain, source d’évasion et de travaux pratiques. Cette formule a été adoptée à l’occasion du colloque Château et guerre, en 1998, avec une séance et une visite du château de Castelnaud, au bord de la Dordogne, et de son musée de la guerre au Moyen Age.
Les actes du colloque sont publiés avec une très grande régularité d’une année sur l’autre et ce depuis maintenant dix ans par les Presses Ausonius. En raison d’un changement de local, les membres de l’association vous proposent actuellement d’acquérir les volumes restant, à l’unité ou par lot, en vous signalant toutefois que certains ouvrages sont pratiquement épuisés.
Présentation des Rencontres pdf Bon de commande

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